1 octobre 2025
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Walid : « Je suis un homme de défi »

© Nicolas Velter/RTBF
Nouveau visage de la matinale de la RTBF, il succède à Sara de Paduwa. Déjà rodé aux levers à l’aube, il nous confie ses premières impressions.
Pourquoi avoir accepté de reprendre les rênes du « 6-8 » ?
C’est une émission qui colle à ma personnalité, par son ton et cette envie de créer un lien avec le public. Homme de défis, j’ai exploré de nombreux univers : émissions jeunesse, caméras cachées, co-animation de « The Voice »… et je voulais ajouter une corde à mon arc. J’ai un peu hésité, car il fallait renoncer à La Première. Au départ, je pensais pouvoir poursuivre mes émissions sur cette antenne, mais cela aurait été trop compliqué. Aujourd’hui, animer sur Vivacité et La Une un programme à la fois dynamique et fédérateur correspond pleinement à l’homme que je suis devenu.
Est-ce facile de succéder à Sara de Paduwa ?
J’ai beaucoup de respect pour elle. Elle a tenu la barre haut pendant dix ans et il faudra maintenir ce cap avec la même rigueur, le même dynamisme et le même cœur. Nous avons beaucoup échangé et elle m’a tout de suite mis à l’aise avec les équipes, très bienveillantes. Même si nos personnalités diffèrent, nous avons la même mission : apporter chaque matin sourire et bonne humeur à ceux qui nous écoutent. Je peux aussi compter sur des chroniqueurs comme Jacques Mercier, Julie Compagnon, Héloïse Blanchaert ou encore Carlo de Pascale. Mon objectif est de renforcer les interactions avec le public, de mettre les talents en lumière et de raconter de belles histoires.
Le rythme d’une matinale est soutenu. Comment vous êtes-vous préparé ?
Je vis déjà à deux mille à l’heure, donc ce rythme ne m’effraie pas. Comme un sportif avant une compétition, j’ai mis en place une routine : plus de sport, des nuits complètes de sept à huit heures, une prise de sang pour vérifier que tout allait bien, et une attention particulière à mon alimentation. Mon corps est prêt pour cette nouvelle aventure.
Pourquoi n’interviendrez-vous pas dans le « 8-9 » de Cyril Detaeye ?
Mon agenda est chargé. En plus de mes autres activités, je suis père et je tiens à être présent pour mes enfants. À la maison, on ne parle jamais de mon travail. Ils savent que mon métier est prenant… et que je suis un grand passionné.
Quel genre de père êtes-vous ?
Un vrai papa poule, parfois un peu trop. Protecteur mais exigeant. Un jour, mon fils m’a dit : « Tu es strict, mais toujours juste ». C’est sans doute le plus beau compliment que l’on puisse faire à un patriarche.
Vos projets télé ?
J’ai récemment enregistré « Le Grand Concert de la Francophonie », une spéciale Jean-Jacques Goldman, à l’Agora du Port de Québec. Je serai aussi présent lors des grands rendez-vous solidaires de la RTBF, comme « Viva For Life ». C’est une aventure qui me tient à cœur, une véritable cocotte-minute émotionnelle avec des témoignages à foison. J’ai d’autres envies, mais je vais d’abord me concentrer sur le « 6-8 ». Parmi mes projets, il y a aussi un livre consacré aux sans-abris. J’ai parcouru l’Europe, seul avec mon sac à dos, pour dresser le portrait des personnes rencontrées.
Rino GALLO
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Journaliste, réalisatrice et productrice, elle a marqué la télévision par des formats audacieux en prise avec les évolutions de la société. Ce parcours a conduit le Festival de Télévision de Monte-Carlo à la nommer présidente du jury documentaire en juin dernier.





