19 février 2026
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François Campos : « La radio libre m’a profondément marqué »

© Quentin Descotte
L’animateur retrace son parcours, ses débuts en radio, son arrivée en Belgique et la place qu’il a trouvée derrière le micro. Un chemin construit avec sincérité, curiosité et l’envie de créer des instants qui rassemblent.
Zenio vous considère comme l’une des plus belles voix de Nostalgie. Cela vous touche ou cela vous met-il une pression supplémentaire ?
Oh bah, c’est très gentil. Vous êtes peut-être en train de me flatter pour ensuite me poser une question piège (Rires). Concernant la voix, c’est l’outil essentiel d’un animateur. Avec le temps, on arrête d’y penser. On se dit que si l’on est là, c’est qu’elle convient. Je ne la travaille plus de manière volontaire ; elle s’est forgée naturellement. Aujourd’hui, je me concentre surtout sur les mots et les échanges lors de mes émissions.
Vous venez d’un parcours varié. Qu’est-ce qui vous a ramené vers la radio et particulièrement vers Nostalgie ?
Je n’ai jamais suivi une ligne droite. J’ai commencé jeune comme bénévole sur RCF, dans une émission sportive appelée « Soyez Sport ». Le direct m’a immédiatement plu. Je me voyais journaliste sportif. Puis je suis parti vers l’audiovisuel et le cinéma pour étudier l’écriture de scénario. La radio est revenue vers moi. Nostalgie m’a ensuite offert une chance. J’ai commencé par les flashs, puis des chroniques. C’est une station avec une vraie histoire, une âme, un lien fort avec le public. Je m’y suis reconnu.
Vous formez un duo apprécié dans la « Nosta Family » du week-end. D’où vient cette alchimie qui réveille la Belgique francophone ?
Vous avez un peu donné la réponse. Il y a une vraie complémentarité entre Philippe et moi. Dans la vie, nous sommes différents, mais à l’antenne, cela s’équilibre. Lui apporte l’expérience et la précision. Je découvre la co-animation, et c’est une aventure fantastique. J’essaie d’amener de la spontanéité, de la légèreté. J’aime le titiller pour provoquer des moments inattendus. Nous partageons le goût du théâtre, de l’improvisation, des échanges qui rebondissent naturellement. Notre objectif est simple : offrir un réveil chaleureux, musical, authentique. Et parfois, glisser quelques blagues.
Parmi vos émissions ensemble, quel moment vous a le plus surpris ou fait rire ?
Il y en a eu beaucoup. Mais l’un des plus mémorables reste un horoscope légèrement suggestif. Le texte était… disons… évocateur. Philippe y est allé avec beaucoup d’allusions, des onomatopées incroyables. Impossible pour moi de garder mon sérieux. J’ai enregistré le passage tellement le fou rire était mémorable.
Quels souvenirs d’auditeur vous ont marqué avant de devenir animateur ?
Ce n’est pas une chanson, mais un animateur. Je suis français et je n’écoutais pas Nostalgie Belgique, même si ma mère suivait la version française. Moi, j’étais accro à Max et son « Star System » sur Fun Radio. Je l’écoutais sous ma couette, avec mon baladeur. La radio libre m’a profondément marqué. Cette spontanéité s’est un peu perdue, mais ce sont des souvenirs qui restent.
Qu’est-ce qui vous a amené à quitter la France pour la Belgique ?
Je suis venu terminer mes études, un master en écriture de scénario à l’ULB. J’ai eu un vrai coup de cœur pour Bruxelles. Son rythme, son énergie, son atmosphère. Je ne pouvais pas partir après un an. Et il y a eu aussi une histoire d’amour (Rires). Ce choix m’a fait grandir, autant professionnellement que personnellement.
Vous lancez en parallèle un nouveau projet. De quoi s’agit-il ?
Je propose désormais des portraits sonores. L’idée est d’enregistrer les voix et les souvenirs de proches, notamment de grands-parents, pour les préserver et les transmettre. J’ai appelé ce service « Douce Mémoire ». Le site vient d’être lancé, doucememoire.com, et je démarre tout juste l’activité.
Fabrice STAAL
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