27 février 2026
Partager
Anouchka Sikorsky : « Je suis profondément nostalgique »

© Quentin Descotte
Pour beaucoup de Belges, son nom déclenche instantanément des flash-backs télé des années 80. Après une carrière où elle a brillé comme une vedette, la voilà qui revient… mais cette fois, c’est la radio qui hérite de sa voix.
Comment cette nouvelle aventure sur Nostalgie+ a-t-elle vu le jour ?
C’est une histoire qui remonte à longtemps. À l’époque, on m’avait déjà sollicitée, mais le moment n’était pas le bon. Mon planning d’écriture était trop chargé et j’avais dû décliner, même si l’idée d’un projet avec Philippe Soreil m’aurait vraiment plu. Aujourd’hui, la situation est différente et j’avais envie de revenir en radio. Je suis ravie que Nostalgie+ m’ouvre ses portes.
La radio, c’est un retour aux sources pour vous…
Absolument. J’ai commencé à la RTBF dans l’émission « Liège Matin », en remplaçant Philippe Luthers, devenu le premier speakerin télé du pays. J’ai aimé la radio immédiatement, parfois même davantage que la télévision.
Pour les auditeurs qui auraient manqué la toute première diffusion du 3 janvier, comment présenteriez-vous cette émission ?
Chaque week-end, on replonge dans une année précise des sixties ou des seventies. On explore cette période à travers différents domaines : littérature, cinéma, société, événements marquants… On revisite le temps comme on ouvre un cadeau.
Certains y voient un clin d’œil à « Cette année-là », que vous présentiez en 1984 sur RTL Télévision…
Il existe un lien, oui, mais le dispositif est différent. En radio, tout dépend du son. Il faut installer une ambiance, enrichir l’audio, approfondir les faits. À la télévision, l’image raconte déjà beaucoup. Cela demande une autre façon de travailler, plus minutieuse.
La recherche, les archives… c’est ce qui vous passionne ?
Oui. Revisiter 1960 par exemple est passionnant. J’étais enfant, mes parents vivaient ces événements-là. On réalise que les périodes passées traversaient des tensions, des conflits, des bouleversements. Mais il y avait également de belles choses. J’espère que 2026 offrira ce qu’il y a de meilleur à nos auditeurs.
En quoi cette émission vous ressemble-t-elle ?
Je suis profondément nostalgique. C’est sans doute lié à mes origines slaves. J’aime revisiter les époques, pour les autres mais aussi pour moi. Cela m’inspire et m’émeut.
Votre nom reste très lié à RTL Télévision et RTL TVI. Cela vous émeut ou vous surprend ?
Un peu les deux. Cela m’amuse quand on m’aborde en magasin avec un « Oh, Anouchka ! ». C’est agréable de voir qu’on ne m’a pas oubliée.
Qu’est-ce qui a changé depuis vos débuts à l’écran ?
Quand j’ai commencé, j’étais portée par l’élan de la jeunesse. Je ne paniquais pas, tout me semblait enthousiasmant. A présent, je suis plus réfléchie dans mes choix, même si je tiens à conserver une forme de fraîcheur. Je sélectionne simplement avec plus de discernement.
Que souhaitez-vous que les auditeurs ressentent en vous écoutant ?
Du bonheur. J’aimerais que ce rendez-vous radio leur apporte du bien-être. Certains sont jeunes, d’autres moins, mais chacun peut retrouver un souvenir, un moment précieux. C’est mon souhait le plus sincère.
Fabrice STAAL
▶︎
À lire aussi
11 février 2026
Journaliste, réalisatrice et productrice, elle a marqué la télévision par des formats audacieux en prise avec les évolutions de la société. Ce parcours a conduit le Festival de Télévision de Monte-Carlo à la nommer présidente du jury documentaire en juin dernier.
Mireille Dumas : « Filmer, c’est donner du sens »
2 février 2026
Avec « A Queen is Born », son premier one-woman-show, elle raconte son histoire en donnant voix à Petra, son alter ego drag queen. Humour, musique, vulnérabilité… la prof d’expression scénique de la Star Academy revient en lumière avec un récit de renaissance.





