27 mars 2025
Partager
Vincent Lagaf’ : « Refaire le Bigdil était un pari fou ! »

© Can’t stop media
Après plus de 20 ans d’absence, le célèbre jeu a fait son grand retour sur RTL tvi. Et nous étions au rendez-vous, pour le plus grand plaisir de l’animateur.
Est-ce que vous avez ressenti un sentiment particulier en revenant sur le plateau ?
Oui, un vrai frisson. J’étais persuadé que tout roulerait, mais ce n’était pas si simple. Après les premiers enregistrements, j’ai appelé quelques proches, et chaque échange était rempli d’émotions. Revivre un succès passé, ce n’est pas donné à tout le monde. Il faut savoir saisir l’opportunité et avoir le cran d’y replonger.
Comment avez-vous réagi lorsque le producteur vous a proposé de relancer le divertissement ?
Antoine Henriquet m’a appelé pour m’annoncer qu’il avait obtenu les droits. Je lui ai demandé : « Tu as les moyens ? » Il a répondu : « On va les trouver. » Alors j’ai dit : « OK, banco. » Avant même de signer, j’étais partant. Et il a tenu parole : le plateau, les épreuves, l’équipe… tout était fidèle à mes souvenirs.
Quel a été votre plus grand défi en ravivant l’émission ?
Accepter que mon corps ne suit plus comme avant. À l’époque, je faisais des cascades, portais des candidats… Aujourd’hui, avec mes 41 morceaux de ferraille dans le corps et un demi-poumon en moins, ce n’est plus possible. Lors d’une répétition, j’ai voulu montrer aux jeunes comment descendre les escaliers en glissant sur la rampe… Résultat ? Fesses à terre sous les rires de tout le groupe. Une bonne leçon : y aller mollo !
Vous avez mentionné l’importance du staff. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Le Bigdil, c’est avant tout une famille. Beaucoup sur le plateau venaient du spectacle, pas de la télé. On travaillait en brigade, avec une énergie folle. Une fois, j’ai fait venir deux grues de 40 mètres pour une idée farfelue. Personne n’a discuté, ils l’ont fait ! Aujourd’hui, ce serait impensable.
Une anecdote marquante de l’époque qui illustre cette folie ?
Il y en a plein ! Un jour, un téléspectateur devait traverser un mur de flammes attaché à une voiture… Imaginez expliquer ça à un assureur aujourd’hui ! J’ai aussi failli assommer Gérard Vivès avec une pelle mécanique… Heureusement, plus question de mettre qui que ce soit en danger.
Qu’est-ce qui a changé dans le monde de la télé depuis 20 ans ?
Tout : les attentes du public et les moyens financiers. Avant, on offrait plusieurs voitures par jour, on organisait des cascades dingues. Aujourd’hui, gagner 1 500 euros est un événement. Mais ce n’est pas plus mal : les gens recherchent avant tout de la simplicité et de la bonne humeur.
Votre fils Robin travaille avec vous. Comment vit-il cette aventure familiale ?
C’est très touchant. Robin est cadreur sur l’émission. Il est né quand je faisais « L’Or à l’appel » en 1996. Ma femme Véronique, qui était là dès le début du « Bigdil », est toujours à mes côtés. Revivre ça avec eux, c’est un moment fort en intensité.
Maxime GUÉNY
▶︎
À lire aussi
11 février 2026
Journaliste, réalisatrice et productrice, elle a marqué la télévision par des formats audacieux en prise avec les évolutions de la société. Ce parcours a conduit le Festival de Télévision de Monte-Carlo à la nommer présidente du jury documentaire en juin dernier.





