30 septembre 2025
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Théo Curin : « Succéder à Cyril Féraud était un pari »

© Nathalie Guyon/FTV
À seulement 25 ans, il s’est lancé un challenge ambitieux en reprenant les rênes de « Slam » sur France 3. Un an plus tard, l’athlète paralympique devenu animateur revient sur cette saison pleine d’enseignements.
Déjà douze mois aux commandes du jeu. Avez-vous eu le temps de réaliser ce que vous vivez ?
Pas vraiment. J’ai été porté par une vague, sans même m’en rendre compte. L’année a été intense, parfois un peu folle, mais je suis très heureux de cette expérience. On enregistre six émissions par jour. Cela peut paraître énorme, mais on s’y habitue vite. Et, de façon assez surprenante, c’est souvent la sixième qui fonctionne le mieux. Je suis plus détendu, plus spontané, et je pense que ça se ressent à l’écran.
Qu’avez-vous appris durant cette première année ?
Beaucoup. Je partais sans expérience en animation de jeu télé. J’avais déjà fait quelques chroniques ou émissions jeunesse, mais présenter un programme quotidien, c’est un tout autre exercice. Il faut gérer le rythme, transmettre de l’énergie, maîtriser la mécanique du jeu. J’ai dû apprendre les codes, trouver ma place, ajuster mon tempo. Ce n’est pas encore parfait, j’ai encore une belle marge de progression, mais aujourd’hui je me sens plus à l’aise, et ça change tout.
Les mots et les grilles de ce quiz envahissent-ils vos rêves ?
(Rires) Pas encore, mais il est vrai que les mots prennent une place de plus en plus importante dans mon quotidien. Les définitions, les lettres, les réflexes de jeu… Même dans mes rencontres, certains me demandent de leur poser des questions de « Slam ». Beaucoup trouvent le jeu difficile, et je les comprends. Mais une fois qu’on en a saisi les rouages, c’est vraiment amusant.
Vous êtes passé de champion de natation à animateur à la télévision. Entre le départ d’une course et le « top » avant une finale de « Slam », qu’est-ce qui vous procure le plus d’adrénaline ?
Il y a des points communs. L’enjeu, l’envie de bien faire. Les candidats viennent pour vivre un moment fort, les téléspectateurs attendent ce rendez-vous quotidien, je me dois d’être à la hauteur. Je me prépare mentalement comme pour une compétition. Aujourd’hui, je ne vise plus une médaille, mais je veux offrir du plaisir à ceux qui regardent et participent, tout en gardant un bon niveau de qualité.
Quel a été le moment le plus marquant ou le plus drôle vécu sur le plateau ?
Il y en a eu plein ! Des fous rires avec les candidats, des lapsus en fin de journée, des moments de complicité avec l’équipe… Récemment, un ancien kiné qui me suivait à Vichy a inscrit sa mère à l’émission. Je l’ai découvert dans le public le jour du tournage. Ça m’a énormément touché. Ce sont ces instants simples qui donnent tout leur sens à ce métier.
Vos proches suivent-ils le jeu ?
Oui, ma mère n’a raté aucun épisode ! Ça me touche profondément. Ce dont je suis le plus fier, c’est d’avoir relevé ce défi. Reprendre « Slam » après Cyril Féraud, qui l’a animé pendant 16 ans, c’était un vrai pari. Beaucoup ne me connaissaient pas, certains doutaient. Mais peu à peu, les téléspectateurs ont appris à me découvrir, à apprécier ce que je suis, avec mes qualités, mes défauts et mon humour.
Vous avez montré qu’on peut changer de voie et surprendre. Que diriez-vous à ceux qui n’osent pas franchir le pas ?
Il faut lâcher les freins. On se met souvent des barrières par peur du risque ou de l’échec. Mais qu’a-t-on à perdre ? Mieux vaut essayer, se tromper, apprendre, que vivre avec des regrets. Il faut croire en soi et oser.
Maxime GUÉNY
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Journaliste, réalisatrice et productrice, elle a marqué la télévision par des formats audacieux en prise avec les évolutions de la société. Ce parcours a conduit le Festival de Télévision de Monte-Carlo à la nommer présidente du jury documentaire en juin dernier.





