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10 décembre 2025

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Ophélie Fontana : « On n’improvise pas, on s’engage»

© Fred Guerdin/RTBF

Chaque année, elle troque le plateau du JT pour un cube préfabriqué. La journaliste de la RTBF remet ça pour la 13ᵉ édition de « Viva For Life », qui posera ses valises à Seraing du 17 au 23 décembre.

C’est votre dixième participation à cette aventure solidaire. Qu’est-ce qui vous pousse à y revenir ?

C’est encore une nécessité, malheureusement. Quand j’ai accepté de me lancer il y a dix ans, je voulais sensibiliser le public à une cause qui me touche profondément. Dans un pays comme le nôtre, la pauvreté infantile reste une réalité inconcevable. Je ne pensais pas être encore là une décennie plus tard. Le vrai succès de cette opération serait justement qu’elle n’ait plus de raison d’exister. Aujourd’hui plus que jamais, les associations ont besoin de ce soutien pour accompagner un maximum de familles. En tant que figure médiatique, je considère qu’il est normal de s’engager, tout en gardant le regard tourné vers la solidarité et l’espoir plutôt que le fatalisme.

 

Vous entendez chaque année des témoignages bouleversants. Comment parvenez-vous à gérer toute cette émotion ?

C’est à chaque fois une grande claque. Les gens se livrent d’une manière incroyable, notamment lorsqu’ils passent à la boîte à dons. Seule une vitre nous sépare, et parfois, c’est difficile de retenir ses larmes. On reste des êtres humains, avec nos émotions et nos fragilités. Il faut avant tout être à l’écoute. Ces témoignages sont précieux, car ils peuvent inspirer d’autres personnes à donner ou à s’investir dans une association. Il y a mille façons d’être utile.

 

Comment vous préparez-vous avant d’entrer dans le cube ?

Je n’ai pas de rituel particulier. J’essaie simplement de bien manger et de dormir un maximum avant le départ. Une fois dans le cube, les nuits sont très courtes, mais on se laisse porter par l’énergie et la magie de l’opération. On veut être présents à chaque instant pour mobiliser le plus grand nombre. C’est un vrai marathon. « Viva For Life », ce n’est pas de la télé-réalité, même si elle en reprend parfois les codes, c’est la télévision de la réalité.

 

Partager cette aventure avec Fanny Jandrain et Walid, c’est un atout ?

Oui, clairement. Ensemble, on est plus forts. On se soutient du début à la fin. Comme on est coupés de nos proches et de nos repères, c’est précieux de pouvoir compter sur des amis quand l’émotion nous submerge ou qu’un petit coup de fatigue se fait sentir. On forme un trio soudé et bienveillant. On partage la même énergie et la même vision de l’opération.


À quoi ressemble le cube de l’intérieur ?

Nous avons chacun une petite chambre avec un lit simple. Les parois sont fines, c’est un conteneur, donc je peux vous confirmer que Walid ronfle... comme ses prédécesseurs masculins ! (Rires) Notre routine est totalement bousculée et il faut parfois composer avec quelques petits désagréments du quotidien. Pendant six jours, on forme une véritable famille et on partage une part d’intimité. Quand on voit le compteur des dons grimper minute après minute, tout le reste s’efface.


Comment vos prochent vivent-ils votre engagement ?

Ils sont très fiers. Ma famille et mes amis ont vraiment pris conscience de l’importance de cette cause. Certains sont même venus dans le cube pour participer à des actions. Leur soutien m’est précieux. Il n’y a rien de plus gratifiant que d’aider les autres et de permettre à des enfants de se construire un avenir meilleur. À l’approche de Noël, c’est le plus beau des cadeaux. Enfin, chaque don compte, même le plus petit. C’est un geste citoyen qui vaut bien plus qu’on ne l’imagine.

Rino GALLO

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