1 mai 2025
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Marylène Bergmann : « Je me livre sans fard dans cet ouvrage »

© DR
C’est une Marylène lumineuse que nous retrouvons, six ans après avoir quitté l’antenne. Cette fois, ce n’est pas pour parler télévision, mais pour nous ouvrir les pages d’un nouveau chapitre de sa vie.
Comment vivez-vous cette étape de votre vie en tant que retraitée ?
Beaucoup plus sereinement que mes années télé, c’est certain ! Le stress n’est plus là, je prends le temps de vivre et de faire des choses toutes simples, à mon rythme. Je vois les gens que j’aime, je profite de ma maison et de mon jardin et de temps en temps, je fais des petites escapades sur la Côte d’Opale pour me ressourcer en iode.
Vous avez exploré la peinture il y a quelques années, et aujourd’hui, ces œuvres prennent vie dans un livre. Comment est née cette idée ?
J’ai commencé à peindre en 2008 et aussitôt, j’ai eu envie d’associer un texte à chaque toile, essentiellement des poèmes. Il m’arrivait de publier ces doubles créations sur Facebook et souvent des gens me disaient que ce serait chouette de les publier dans un recueil. L’idée a fait son chemin et j’ai finalement trouvé un éditeur qui a accepté de relever le défi : Andersen Editions.
Pourquoi avoir choisi d’intituler ce recueil « Émotions »?
C’était une évidence… Autant les toiles que les poèmes expriment mes ressentis les plus intimes, toute une gamme d’émotions qui se déclinent en mots et en couleurs.
Vos poèmes révèlent des instants intimes de votre parcours. Peut-on dire qu’ils sont le reflet de votre vie personnelle ?
Tout à fait, chaque œuvre évoque une parcelle de mon existence, un épisode vécu, heureux ou douloureux, mais toujours avec une note d’espoir.
On découvre aussi une belle histoire avec Roméo ! Enfin le grand amour est arrivé !
Comme je l’écris dans le poème que je lui ai dédié, jamais je n’aurais cru m’attacher autant à un petit chat. Roméo est né dans mon jardin avec son frère et sa sœur d’une maman sauvage, durant le confinement lié à la pandémie de Covid en 2020. C’est le seul de la fratrie qui est devenu si proche de moi, il m’a choisie et nous avons aujourd’hui une relation fusionnelle ! C’est mon « bébé d’amour »…
Un texte traite de la fin de vie, un sujet souvent délicat. Ressentez-vous une certaine appréhension face à la mort ?
Le décès est un sujet qui me fascine, j’ai beaucoup lu sur le sujet. Pour moi qui suis croyante, elle ne représente qu’un passage vers une autre forme de vie. Ce qui m’effraie est davantage la façon de décéder que la mort en elle-même. On rêve tous de s’éteindre dans son sommeil, sans souffrance, non ?
À travers ces écrits, que souhaitez-vous transmettre à ceux qui vous liront ?
En publiant ce recueil, j’ai à cœur de montrer qui je suis vraiment au-delà de l’écran. Je me livre sans fard dans ces pages, j’ouvre une porte sur mon âme avec une totale sincérité. Beaucoup de gens m’ont dit qu’ils avaient été très surpris en lisant ce livre.
Avez-vous d’autres projets artistiques en tête, ou ce manuscrit est un aboutissement ?
Pour l’instant, je suis à fond dans la promo de ce livre en France et en Belgique. Après Namur, je serai à Bruxelles le 25 mai à la Libraire Mot Passant à partir de 10h. L’envie d’écrire est toujours bien présente, peut-être sous une autre forme : roman, essai, nouvelles ? On verra bien en fonction de mon inspiration. Je ne me ferme à aucune possibilité.
Fabrice STAAL
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