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2 février 2026

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Marlène Schaff : « Je suis amoureuse de la Belgique »

© Benjamin Decoin/SIPA/TF1

Avec « A Queen is Born », son premier one-woman-show, elle raconte son histoire en donnant voix à Petra, son alter ego drag queen. Humour, musique, vulnérabilité… la prof d’expression scénique de la Star Academy revient en lumière avec un récit de renaissance.

Pourquoi fallait-il passer par Petra pour dire « je » ?

Ah, très jolie manière de poser cette question. Pendant des années, j’ai exercé mon activité sur scène sous mon propre nom, Marlène. Quand ce n’était pas Marlène, c’était Schaff, le nom de mon groupe. C’était toujours « moi ». À force, ce « moi » est devenu fragile. Les critiques, les jugements, la peur de ne pas plaire… Je finissais par arriver en audition en m’excusant presque d’être là. Je continuais pourtant à faire ce que j’aimais profondément, guider, accompagner, partager. Mais après dix ans à consacrer l’essentiel de mon temps au coaching, je perdais ma lumière. C’est en psychanalyse qu’est née l’idée — sans doute soufflée par mon thérapeute — de remonter sur scène sous une autre forme. Petra est née. Avec elle, j’ai retrouvé un espace où je pouvais respirer.


Ce spectacle, c’est une thérapie ?

Oui, c’est l’aboutissement d’une thérapie. J’ai transformé la douleur en création.


La Star Academy et ce show ont en commun d’apprendre à s’aimer. Hasard ou mission ?

Je ne crois pas au hasard. Tout ce que j’ai vécu m’a conduite à ce moment. C’est vrai que la Star Academy a bouleversé beaucoup de choses. J’ai reçu une vague d’affection incroyable, des centaines de messages d’encouragement. Cela m’a redonné confiance, sans me faire changer pour autant. Je suis là pour servir un programme, pas pour me mettre en avant.


Comment vivez-vous la vie au château, entourée de jeunes artistes en pleine tempête émotionnelle ?

(Rires) Parfois très intensément. J’ai tellement serré les dents le mois dernier que je me suis cassé une molaire. Voilà comment je gère. C’est un mélange de pression, de fatigue et d’implication totale. Je me sens chargée d’une responsabilité, celle d’offrir à ces jeunes des outils qu’ils garderont toute leur vie.


Un petit mot sur cette promo Star Ac’ 2025 ?

Exceptionnelle. Chaque année, leur progression me surprend. Ils ne réalisent pas toujours ce qu’on leur demande : une vingtaine de chansons par prime, des évaluations rapides, des reprises en quelques heures… C’est une véritable école de l’endurance. Ils m’impressionnent.


Vous jouerez bientôt à l’Alhambra avant une tournée en France et chez nous ! Qu’est-ce que le public belge évoque pour vous ?

Je suis amoureuse de la Belgique et des Pays-Bas. J’ai travaillé dans un cabaret dirigé par Yanis Marshall, en Flandre, j’ai appris un peu de néerlandais. J’ai aussi tissé de beaux liens avec des artistes belges comme Mentissa, Helena, Malika Benjelloun, Hugues Hamelynck ou Loïc Nottet. J’ai grandi dans une biculture, donc cette dualité, cette ouverture, me touche particulièrement. J’ai vraiment hâte de rencontrer le public belge. C’est sur ma bucket list.


Quand le rideau tombe, que reste-t-il ?

Petra s’efface très vite et Marlène prend un instant pour mesurer la chance qu’elle a. Je fais ce métier depuis longtemps et je sais que rien n’est acquis. Avoir un public qui se déplace pour vous, c’est le plus beau des cadeaux.

Maxime GUÉNY

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