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19 janvier 2025

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Lucie Bernardoni : « Tous les élèves sont logés à la même enseigne »

© Benjamin Decoin/Sipa/TF1

En plus de son rôle au sein du corps professoral à la "Star Academy" sur TF1, celle qui écrit également pour Slimane est en pleine création de son deuxième album. Un emploi du temps chargé, mais parfaitement maîtrisé par une artiste déterminée à mener ses projets à bien.

Répétitrice pour la « Star Ac’», un métier unique ?

Le terme de « répétitrice » ne reflète pas pleinement tout ce que le rôle englobe. C’est à la fois un accompagnement vocal, un soutien psychologique, une présence bienveillante, un peu comme une grande sœur. C’est un peu tout à la fois, et surtout un métier qui exige d’être chaque jour au cœur de l’action. Nous préparons les académiciens pour le prime du samedi soir. Nous échangeons avec eux, répétons, et créons des arrangements musicaux et harmonies. C’est un métier exigeant mais passionnant.

 

Quel aspect de la psychologie mettez-vous en place ?

L’écoute est primordiale, ainsi que la compréhension du contexte du jour. Ce qui compte énormément pour moi, c’est l’interprétation et la compréhension du message. Chanter une note n’a aucun sens si l’on ne comprend pas ce que l’on raconte. Il arrive parfois que des élèves ne se sentent pas prêts à aborder certains thèmes, comme l’amour. Il faut savoir le percevoir et adapter son approche. C’est là que l’attention est essentielle.

 

La pression, vous l’avez vécue il y a plus de 20 ans dans cette émission ?

Oui, je me souviens de mes échanges de dernière minute avec Matthieu Gonet, à l’époque répétiteur et directeur musical de la « Star Academy ». Il savait lire entre les lignes, respecter les silences et accepter la fatigue.

 

Révélez-nous un secret : comment sont choisies les chansons lors des primes ?

La décision est collégiale. Les titres sont sélectionnés en fonction des tessitures, des artistes invités, et des préférences des élèves. Avant chaque saison, on leur demande ce qu’ils aiment chanter, ce qui permet de dessiner un profil musical pour chacun. Évidemment, on ne va pas leur faire chanter du rock si leur voix n’est pas adaptée à ce genre. Cependant, nous les encourageons à explorer d’autres univers, mais toujours en respectant leurs tonalités et étendues vocales.

 

Entre nous, quand une nouvelle saison débute, vous savez qui va gagner ?

Non, je ne fais jamais de prévision, car cela m'empêcherait de travailler correctement. Tous les élèves sont logés à la même enseigne. Étant donné que je travaille avec eux tous les jours, je les ferais tous gagner. J’ai la chance de ne pas avoir à les noter, ce qui me permet de garder une certaine objectivité et de me préserver.

 

Au fait, il paraît que vous vous lancez dans la mode ?

Vous êtes bien informé ! (Rires) Avec ma sœur Magali, nous avions lancé un boîte « La Gamine au Fond de la Classe » durant le premier confinement. J’y écrivais des poèmes et nous partagions nos coups de cœur de produits artisanaux avec un maximum de made in France (même si on adore le made in Belgique). Depuis, mon meilleur ami, Anthony Vitorino - journaliste expert du fabriqué en France, nous a rejoints dans cette aventure et une collaboration est née avec Navir, une marque de vêtements qui fabrique tout en région parisienne. Cette collection capsule détourne nos petites phrases du quotidien qui nous font sourire.

Maxime GUÉNY

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