top of page
  • Facebook
  • Instagram

27 juillet 2025

Partager

Judith Light : « « Madame est servie » a fait évoluer les esprits »

© Empics Entertainment/Photo News

Icône des années 80, elle a contribué à faire évoluer l’image de la femme à la télévision. En juin dernier, elle a brillé dans un tout autre rôle en présidant le jury du 64e Festival de Télévision de Monte-Carlo, où Zenior était présent.

Comment avez-vous vécu le succès de « Madame est servie » ?

À l’époque, je ne mesurais pas ce que nous étions en train de construire. Je pressentais seulement que c’était une expérience joyeuse, portée par une plume brillante, avec un Tony Danza formidable, tout comme le reste du casting. Mais je n’imaginais pas que la fiction deviendrait aussi emblématique. Depuis, de nombreuses jeunes femmes viennent me dire : « Ce rôle m’a inspirée. Il m’a montré que je pouvais avoir une place dans le monde professionnel, que je n’étais pas condamnée à rester à la maison ». Et des jeunes hommes me confient aussi : « Je ne savais pas qu’on pouvait inverser les rôles ». La production a ouvert beaucoup de portes et élargi la vision que certains avaient de la société, simplement parce qu’ils l’ont regardée.


Angela Bower était une femme indépendante et ambitieuse, un profil encore assez rare à la télé dans les années 80. Aviez-vous conscience, à ce moment, d’incarner un rôle en avance sur son temps ?

Non, mais je sentais que l’histoire était profondément ancrée dans son époque. Elle reflétait un idéal hérité des années 60, à un moment où les questions autour du féminisme, de l’autonomie et du pouvoir des femmes prenaient de l’ampleur. La vraie question était : comment trouver notre voix et la faire entendre ? Ce n’était pas une œuvre en avance sur son temps — c’était, selon moi, simplement le bon moment pour qu’elle existe. Mais j’ai pleinement compris son impact bien plus tard. Un jour, dans un salon d’aéroport, une femme installée à l’autre bout de la pièce m’a interpellée : « Je suis devenue directrice de mon entreprise grâce à "Madame est servie". J’ai regardé Angela Bower ». C’est là qu’on réalise la force d’une narration juste, la puissance d’un programme bien construit, mêlant humour, légèreté et influence. C’est ça, le pouvoir de la télévision.


Retrouvez l’intégralité de l’interview dans Zenior.

 

 

 

 

Julie VINCENT

▶︎

À lire aussi

27 février 2026

Pour beaucoup de Belges, son nom déclenche instantanément des flash-backs télé des années 80. Après une carrière où elle a brillé comme une vedette, la voilà qui revient… mais cette fois, c’est la radio qui hérite de sa voix.

Anouchka Sikorsky : « Je suis profondément nostalgique »

19 février 2026

L’animateur retrace son parcours, ses débuts en radio, son arrivée en Belgique et la place qu’il a trouvée derrière le micro. Un chemin construit avec sincérité, curiosité et l’envie de créer des instants qui rassemblent.

François Campos : « La radio libre m’a profondément marqué »

13 février 2026

Elle s’est imposée en quelques années comme l’un des visages les plus chaleureux de notre paysage audiovisuel. Rencontre avec une animatrice spontanée, solaire et attachée à son public.

Livia Dushkoff : « L’énergie du matin, c’est moi ! »

11 février 2026

Journaliste, réalisatrice et productrice, elle a marqué la télévision par des formats audacieux en prise avec les évolutions de la société. Ce parcours a conduit le Festival de Télévision de Monte-Carlo à la nommer présidente du jury documentaire en juin dernier.

Mireille Dumas : « Filmer, c’est donner du sens »

6 février 2026

Le chanteur retrouve son fauteuil rouge pour une nouvelle saison de « The Voice Belgique », à découvrir comme à l’accoutumée le mardi soir sur La Une.

Christophe Willem : « Je fais toujours confiance à mon instinct »

bottom of page