1 décembre 2025
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Jacques Legros : « À 74 ans, j’ai toujours l’envie de créer »

© Christophe Chevalin/TF1
Il a quitté le 13h mais pas les projecteurs, micro et caméras restent ses jouets favoris. Prêt à informer, amuser et surprendre, le journaliste prouve qu’on peut se réinventer à tout âge.
Le 13h de TF1 est derrière vous depuis mai dernier. Avec vos nouvelles activités, avez-vous eu l’impression de revenir très vite sur le devant de la scène ?
Je savais que je mettais un terme au journal, mais pas à ma présence sur les écrans. Pour moi, c’était une transition, pas un clap de fin. Je pressentais que d’autres aventures se présentaient… et j’avais vu juste !
Ces projets, vous les attendiez ?
Depuis vingt ans, je répète que j’aimerais retrouver le micro. Et il a fallu que j’arrête le JT pour qu’on me propose enfin cette chance sur RMC en France. C’est un vrai bonheur, en aucun cas un règlement de comptes.
Vous intervenez désormais comme chroniqueur. Qu’est-ce que cela vous apporte ?
De la liberté ! Présenter un JT exige le respect de codes stricts et d’une neutralité totale. Avec Estelle Denis, je peux donner mon avis, rebondir, partager un regard plus personnel. C’est un exercice très stimulant.
Vous préparez aussi le retour de « Plein les yeux » avec Carole Rousseau. Une belle surprise !
Oui ! Quand j’ai quitté TF1, Carole m’a appelé pour me proposer de reprendre une émission ensemble. J’ai accepté tout de suite, mais uniquement avec elle. C’est une complicité rare, qui ne s’est jamais perdue.
Le programme sera différent de celui des années 2000 ?
Bien sûr, le monde a changé et nous sommes aujourd’hui saturés d’images spectaculaires. Nous voulons offrir une version revisitée, avec des séquences marquantes mais aussi des clés de compréhension et du contexte. Notre duo complice gardera sa touche de fraîcheur. J’espère que le public belge aura l’occasion de découvrir l’émission.
Vous êtes un grand amateur d’information…
Je dévore l’actualité ! Chaînes d’infos, débats de France 5… j’adore « C dans l’air » et « C à vous ». Le matin, je reste fidèle à LCI et France Info. Même en Californie récemment, j’étais frustré de ne pas pouvoir suivre le JT. L’information, c’est mon oxygène.
Votre parcours s’est déroulé sans rupture, dans la continuité. Une chance selon vous ?
Un vrai privilège ! Hormis mes débuts, on m’a sollicité à chaque étape. Tout s’est enchaîné au bon rythme, ni trop lent ni trop rapide, et c’est précieux.
Quel est votre secret pour garder cette énergie à 74 ans ?
La passion, sans aucune hésitation. J’ai besoin d’imaginer, d’inventer, de tenter, de me plonger dans des projets stimulants. Cette curiosité m’accompagne et m’empêche de rester sur place. Tant que cette flamme brûlera, je continuerai à relever de nouveaux défis, à me réinventer et à prendre du plaisir à surprendre le public… et moi-même.
Vous aimez aussi casser les codes…
Oui ! En France, on aime mettre les gens dans des cases et les y laisser. J’ai eu le besoin d’en sortir, de surprendre, de montrer qu’on peut faire autrement. Chaque fois qu’on me dit que c’est irréalisable, cela me donne encore plus envie de démontrer l’inverse. Cette envie de bousculer les habitudes me pousse à tenter de nouvelles expériences et à rester curieux de tout.
Maxime GUÉNY
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