3 février 2025
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Isa et Olivier : « La radio permet de cultiver notre insouciance ! »

© Stéphane De Coster/Nostalgie
Chaque matin, de 6h à 9h sur Nostalgie, le duo emblématique de « La Nosta Family » réveille les auditeurs avec énergie et bonne humeur. Devenus des figures incontournables des petits matins, ils se confient aujourd'hui sur leur parcours, leur complicité et les secrets de leur succès.
Qu’est-ce qui vous motive à vous réveiller si tôt chaque matin ?
Isa : C’est magique de faire de la radio ! Avant tout, c’est un métier de passion. Il faut un peu de folie pour se réveiller chaque jour à 3h30. L’ambiance d’une matinale est vraiment particulière car c’est un moment d’intimité que l’on partage avec les auditeurs. On s’invite dans leur quotidien, que ce soit dans leur cuisine, leur salle de bain, ou même sur la route. C’est tellement plaisant de partager ces instants avec eux. J’aime dire que nous faisons un métier vintage.
Olivier : Je suis d’accord. Avant d’entrer en studio, je ressens toujours un léger trac, cette envie de bien faire qui provoque une montée d’adrénaline très stimulante. La radio nous permet de garder une forme d’insouciance. On ne se sent pas vieillir, et on espère partager notre bonne humeur encore longtemps.
Quand avez-vous compris que la radio serait votre métier ?
Olivier : Je m’en souviens comme si c’était hier. Enfant, je passais des heures dans le grenier de mes parents à écouter la radio ; j’allais même jusqu’à enregistrer mes propres jingles pour m’amuser. Un jour, j’ai pris mon courage à deux mains et suis allé frapper à la porte d’une radio locale, dans l’espoir d’animer une émission. Dès que j’ai parlé au micro pour la première fois, j’ai su que ma place était dans un studio de radio.
Isa : Pour ma part, je suis arrivée dans ce métier par un heureux hasard. Pourtant, j’ai toujours entretenu un lien fort avec la radio. Dans les années 90, c’était un média très en vogue, un moyen de se connecter aux autres. J’écoutais les émissions de libre antenne, je m’endormais en écoutant la radio, puis j’en discutais avec mes camarades de classe dans la cour de récré. Avec ma meilleure amie de l’époque, on adorait aussi faire des blagues au téléphone en se faisant passer pour des animatrices de radio.
Quel regard portez-vous sur l’évolution de la radio ?
Olivier : La radio reste un média unique, mais elle est aujourd’hui complémentaire des réseaux sociaux et de la télévision, surtout avec les caméras désormais installées dans les studios. Plus les moyens de communication avec les auditeurs se multiplient, plus le lien avec eux devient fort et privilégié. La radio incarne véritablement le média de l’instantanéité par excellence.
Votre duo est désormais devenu mythique. Comment définissez-vous votre relation ?
Isa : C’est avant tout une belle histoire d’amitié. Tout est très naturel entre nous ; on se connaît par cœur. Comme en amour, certaines connexions sont simplement évidentes. Nous formons un duo solide, et nous avons aussi la chance d’être entourés d’une équipe formidable. À l’antenne, on savoure pleinement chaque moment.
Olivier : On a grandi ensemble. Après tant d’heures passées côte à côte, un simple regard suffit pour qu’on ait la même idée, souvent une bêtise ! Il y a beaucoup de bienveillance entre nous.
Qu’est-ce qui vous impressionne l’un chez l’autre ?
Olivier : Sa répartie. Isa a un humour spontané qui me charme particulièrement. Elle est imprévisible et parvient sans cesse à me surprendre. Elle a un talent fou.
Isa : Sa rigueur m’a toujours impressionnée. Olivier est très perfectionniste, et je sais qu’il tient les rênes de l’émission avec une grande maîtrise, ce qui me donne toute confiance.
Quelle place occupent les seniors dans votre émission ?
Olivier : Chaque matin, nous tenons à répondre à tous les auditeurs, et les seniors sont particulièrement actifs dans nos échanges sur WhatsApp. Ils nous écrivent quotidiennement, et c’est un vrai bonheur de les savoir aussi présents. On ressent qu’on leur apporte quelque chose qui leur fait plaisir.
Isa : Oui, et au-delà des seniors, certains jeunes écoutent aussi notre émission parce qu’ils aiment la musique de leurs aînés. Je trouve ça incroyable !
Quel lien entreteniez-vous avec vos grands-parents ?
Olivier : Je n’ai pas connu mes grands-pères, mais j’ai toujours été très proche de mes grands-mères. Stéphanie, qui est décédée quand j’avais 7 ans, et Jeanne, qui avait le même tempérament que la grand-mère dans La Boum. Elle était ma confidente, connaissait tous mes secrets et cachait même certaines choses à mes parents.
Isa : J’ai eu la chance de connaître mon grand-père maternel, Gustave. C’était un grand-père « à l’ancienne » : beaucoup d’amour et de tendresse, mais aussi une certaine pudeur. On ne se disait pas souvent « je t’aime », mais notre relation était très belle. J’adorais aller manger chez lui, surtout après l’école. C’était un papy formidable.
Rino GALLO
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Journaliste, réalisatrice et productrice, elle a marqué la télévision par des formats audacieux en prise avec les évolutions de la société. Ce parcours a conduit le Festival de Télévision de Monte-Carlo à la nommer présidente du jury documentaire en juin dernier.





