30 janvier 2026
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Inspecteur Barnaby, 25 ans de succès

© 00450661 / PATRICK BERNARD / BESTIMAGE/PhotoNews
Aussi irrésistible après toutes ces années, le célèbre duo britannique continue de charmer les téléspectateurs avec ses enquêtes so british. De passage à Cannes, Neil Dudgeon et Nick Hendrix dévoilent ce qui fait la longévité de cette fiction.
Qu’éprouvez-vous à l’idée de jouer dans une série qui occupe une place aussi forte dans le cœur du public ?
Neil Dudgeon : C’est un sentiment assez particulier. Je me sens surtout très reconnaissant. Depuis que j’ai rejoint l’aventure, je rencontre des personnes qui me racontent comment elles regardaient la série avec leurs parents ou leurs grands-parents. Je ne me considère pas comme l’architecte, les créateurs, les scénaristes, les invités et bien sûr John Nettles ont façonné cet univers. Moi, j’ai simplement la chance d’en être l’un des visages actuels (Inspecteur John Barnaby). Je me vois comme un voyageur privilégié dans une fiction qui accompagne les gens depuis de longues années.
Nick Hendrix : Il y a quelque chose de très singulier. La série fait partie du paysage pour beaucoup de téléspectateurs. On vient d’annoncer la saison 26 et on réalise à quel point c’est rare. La plupart des acteurs passent d’une production à l’autre, mais on s’inscrit dans une continuité presque unique. C’est flatteur et parfois un peu irréel.
Qu’est-ce qui vous surprend encore après autant d’années ?
Neil Dudgeon : La fraîcheur des scénarios. Quand on croit avoir exploré toutes les possibilités, un nouveau script arrive avec une histoire totalement inattendue. Je suis souvent impressionné par l’imagination des auteurs. Ils trouvent toujours un moyen de surprendre en préservant l’identité de la série.
Comment parvient-on à se renouveler à chaque saison ?
Nick Hendrix : La construction même de la série évite la monotonie. Chaque épisode nous emmène dans un lieu différent, avec de nouveaux invités, ce qui renouvelle sans cesse l’énergie. Nous tournons sur quelques mois, puis nous faisons une pause, ce qui nous permet de revenir avec envie. Quand ça redémarre, on a l’impression de retrouver un vieil ami.
Neil Dudgeon : Contrairement à d’autres séries où le même groupe d’acteurs travaille ensemble quotidiennement, nous avons un fonctionnement plus éclaté. Je partage beaucoup de scènes avec Nick, certaines avec Annette (Badland) et Fiona (Dolman), et cela varie d’un épisode à l’autre. Cela empêche toute lassitude. Chaque tournage apporte quelque chose de neuf.
Qu’est-ce qui vous touche le plus dans la relation avec le public ?
Neil Dudgeon : Leur fidélité. Beaucoup me disent que Barnaby fait partie de leur quotidien depuis leur enfance, et c’est très émouvant. Les fans sont incroyablement bienveillants. Ils viennent vers moi avec douceur, souvent pour partager un souvenir lié à un épisode. On sent que la série représente un moment de calme ou de réconfort pour eux, et c’est un privilège d’en être associé.
C’est un mélange unique d’humour, de mystère et d’élégance britannique. Comment définiriez-vous cette identité ?
Neil Dudgeon : La force de la série vient de son équilibre. On trouve des enquêtes solides, des touches d’humour subtiles, et ce cadre rural paisible où les apparences sont souvent trompeuses. C’est un univers immédiatement reconnaissable, et je crois que c’est ce que les gens recherchent.
Nick Hendrix : C’est exactement cela. Même lorsque l’histoire traite d’un meurtre, il y a une forme de douceur paradoxale. On sait qu’on va être surpris, mais dans un cadre où l’on se sent bien. C’est probablement ce qui explique la longévité de cette aventure.
Julie VINCENT
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Journaliste, réalisatrice et productrice, elle a marqué la télévision par des formats audacieux en prise avec les évolutions de la société. Ce parcours a conduit le Festival de Télévision de Monte-Carlo à la nommer présidente du jury documentaire en juin dernier.





