29 septembre 2025
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Franck Monsigny : « Je m’impose une discipline de fer »

© 00656372/Bestimage/Photo News
Connu pour son rôle de commandant dans « Demain nous appartient », Franck Monsigny se réinvente sous le nom de Mancini. De passage en Belgique, il nous a parlé de cette aventure musicale, entre textes engagés et premiers concerts.
En quoi cette série quotidienne, diffusée sur TF1 et la RTBF, a-t-elle changé votre vie ?
Cette fiction a tout changé pour moi. Elle m’a fait connaître du grand public, qui s’est rapidement attaché à mon personnage. La reconnaissance des fans me porte au quotidien. Certains partagent un lien si fort avec DNA que cela dépasse parfois la narration. Je n’aurais jamais imaginé un tel impact, presque thérapeutique.
Diriez-vous que Martin Constant vous ressemble ?
On ne peut pas incarner un personnage sans y mettre quelque chose de soi. Au début, certaines facettes restaient enfouies. En tant que commandant de police, Martin devait dégager autorité, confiance et solidité — des qualités que je n’avais pas forcément naturellement. Il m’a poussé à les développer. Il fallait qu’il soit crédible. Avec le temps, je l’ai aussi nourri de fantaisie, d’humour et d’autodérision.
Les tournages d’une série quotidienne sont souvent éreintants. Quel est votre secret pour garder le rythme ?
Je m’impose une discipline de fer, aussi bien dans mon alimentation que dans ma pratique sportive. Même si le cadre de travail à Sète est très agréable, l’enchaînement des scènes exige une vraie endurance.
Parmi les autres comédiens, de qui êtes-vous le plus proche ?
J’ai tissé des liens très forts avec Samy Gharbi (Karim Saeed). Vous savez, je fais figure de tonton dans l’équipe. Tous les jeunes du commissariat, ce sont un peu mes petits protégés. On forme un vrai groupe soudé.
Depuis le succès de « Demain nous appartient », de nombreuses fictions quotidiennes ont émergé, comme « Nouveau jour » ou « Ici tout commence ». Quel regard portez-vous sur cette évolution ?
Pour moi, c’est une saine émulation. Ces nouveaux programmes offrent de vraies chances aux jeunes talents de se révéler. Et cela confirme surtout que les formats récurrents ont trouvé leur public et occupent désormais une place forte à la télévision.
D‘où vous vient cette passion pour la musique ?
Depuis tout petit, j’ai cette envie de créer. La rencontre avec JP Manova, un rappeur de la première heure, que j’admire beaucoup, a été décisive. On a enregistré trois titres ensemble et tout s’est accéléré. Mon univers est large, entre textes forts et influences allant de Brel à Jay-Z.
Comment avez-vous choisi Mancini comme nom de scène ?
Je voulais marquer une vraie distinction entre mon personnage de Martin Constant et ma part plus intime, celle de Franck Monsigny. Il me fallait un nom d’artiste qui me ressemble, en accord avec mes racines italiennes. D’où le choix de Mancini.
Vous avez donné votre premier concert à Verviers en juin dernier…
C’est la Belgique qui m’a tendu la main. Le public y est bienveillant, curieux, et accepte volontiers qu’un artiste explore d’autres domaines. En France, on ne réserve pas un aussi bon accueil à un comédien qui chante.
Rino GALLO
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