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18 janvier 2025

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Catherine Benguigui : « Je suis franche comme Mona »

© Telsete/TF1

Depuis novembre 2020, elle est la dose quotidienne de bonne humeur et de répliques qui font mouche dans « Demain nous appartient ». Toujours prête à semer quelques éclats de rire, la comédienne se confie, et autant vous dire, elle ne manque pas de piquant !

Mona est un personnage haut en couleur ! Dans la vraie vie, êtes-vous aussi pétillante et imprévisible ?

Disons que je suis aussi intrigante qu'elle, mais pas son contraire absolu. Bien sûr, il y a des moments où j'aime être seule, parfois un peu mélancolique. Contrairement à Mona, qui est toujours extravertie, il m'arrive d'avoir besoin de calme et de solitude.

 

Si vous pouviez lui emprunter une seule qualité, laquelle choisiriez-vous ?

Ah, la franchise et le franc-parler, ça me caractérise déjà bien ! Je ne suis pas du genre à tourner autour du pot. Avec moi, c'est clair, net et sans fioritures (Rires). 

 

Sur le tournage, avez-vous déjà eu un moment où vous avez tellement ri en jouant Mona que vous avez dû refaire la scène plusieurs fois ?

Oh oui, surtout à mes débuts dans la série, quand je tournais avec Mayel Elhajaoui (Georges Caron) et Solène Hébert (Victoire Lazzari). L'un a le don de nous faire plier en deux avec son humour irrésistible, tandis que l'autre possède un sens du second degré absolument redoutable. Le plus grand fou rire reste une scène extérieure où je devais arriver en furie. On s'est tellement bidonné qu’il était impossible de se croiser du regard sans repartir en éclats de rire. Les équipes de production étaient excédées, car on n’arrivait pas à boucler la scène.

 

Mona a une énergie débordante et un humour unique. Vous autorise-t-elle parfois à improviser, ou tout est-il millimétré ?

Souvent, on ajuste quelques répliques parce que j'ai trouvé un ton plus amusant. Heureusement, j'ai la chance d'avoir une grande liberté grâce aux auteurs qui me laissent m'exprimer. Cependant, il y a des moments où on respecte le texte à la virgule près, car improviser n'est pas toujours facile. L'autre jour, la réalisatrice nous a demandé de sortir du script, et honnêtement, c'était un peu comme être à la dérive, ça ne marchait pas du tout et ce n'était vraiment pas drôle.

 

Votre personnage a quelques difficultés avec la nouvelle technologie. Est-ce aussi le cas de Catherine Benguigui ?

Non, je gère plutôt bien ! J’essaie de ne pas me laisser distancer, sinon ça devient vite un casse-tête. Là où je ressemble vraiment à Mona, c’est que je fuis les messages vocaux comme la peste (Rires).

 

Vous avez un grand sens de l’humour à l’écran, mais dans la vraie vie, qu’est-ce qui vous fait rire aux éclats ?

Oh, il y a tellement de choses qui me font rire ! Les enfants, par exemple, sont souvent irrésistibles. L'autre jour, à la gare de Lyon, une petite fille portait son anorak comme si c’était un parachute, tout en essayant de parler de ses devoirs. Elle était complètement perdue dans son ‘parachute’, c’était hilarant ! Et puis, les gens qui trébuchent, ça m’amuse toujours autant. Il faut dire que moi-même je suis une experte en chutes, donc je compatis… tout en rigolant bien !

 

Le public belge suit avec attention la série. Avez-vous déjà eu des retours de nos compatriotes ?

Ah oui car vous avez la chance de voir les épisodes avant le public français. Je reçois souvent des messages à propos d’une scène diffusée chez vous mais pas encore chez nous, c’est assez drôle. J’aime beaucoup votre pays, j’y ai de nombreux amis à Bruxelles. Il y a quelques années, j’ai d'ailleurs eu l’opportunité de tourner pour Canal+ Belgique. J'apprécie vraiment votre façon de travailler, avec ce mélange d’humilité et de professionnalisme qu’on ne retrouve pas forcément en France, où on a parfois tendance à avoir la grosse tête. Et puis, je suis fan des humoristes du « Grand Cactus » sur la RTBF !

 

Quel message réconfortant aimeriez-vous adresser à nos lecteurs ?

Il est important de rester positif et de prendre du recul quand nécessaire, mais tout est vraiment dans la tête. Ce qui me touche, ce sont les mamies qui m’écrivent : elles sont super dynamiques et me disent « je suis comme vous, pleine d’énergie ! ». Je reçois aussi beaucoup de messages de personnes seules. Je pense qu’il faut apprendre à apprivoiser la solitude. Pour moi, c'est une force. J’apprécie ces moments où je peux être avec moi-même, loin du monde. C’est une vraie richesse d’être bien avec soi. Et puis, il y a la télévision ! Nous sommes là, chaque soir, dans « Demain nous appartient », pour leur tenir compagnie, les divertir, et j’ai l’impression que cela leur apporte vraiment beaucoup.

Fabrice STAAL

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