6 octobre 2025
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Brice Depasse : « Mon objectif est de tendre la main à l’auditeur »

© Nostalgie
Voilà déjà vingt ans qu’il vous embarque avec le sourire sur les ondes de Nostalgie ! Et dire qu’à l’origine, rien ne le prédestinait à la radio… Comme quoi, certaines histoires sont faites pour être racontées au micro.
Après un début de carrière dans l’administration et des études juridiques, qu’est-ce qui vous a donné le goût du micro ?
Au départ, je me voyais plutôt à l’ONU ou fonctionnaire européen, mais la vie m’a entraîné ailleurs. Pendant mon service militaire, je côtoyais déjà le monde du spectacle. J’organisais des galas pour des artistes comme Jean-Marie Bigard ou Pierre Palmade, que j’ai connus grâce à Marc Herman. Rapidement, j’ai noué des liens avec toute une génération d’humoristes qui jouaient dans les cafés-théâtres du Marais, à Paris. Après l’armée, j’ai plongé dans la production, en travaillant avec de nombreux artistes belges. Passionné de rock, j’ai tenté l’aventure musicale. Puis un jour, par hasard, une interview pour une radio d’humour m’a ouvert les portes des studios. Depuis, je n’ai plus quitté les ondes.
Vous avez fondé Joker FM, devenu Contact 2 à la fin des années 90, avant de rejoindre Nostalgie en 2001. Qu’est-ce que cette aventure des radios locales vous a appris ?
À cette époque, c’était un véritable élan collectif. Il y avait ceux qui vibraient pour la radio, d’autres pour la musique, et certains qui voulaient simplement faire passer un message. Tous portés par la même envie de partager, de faire entendre quelque chose. Certains de ces passionnés sont aujourd’hui à la tête des grands réseaux comme Marc Vossen ou Kim Beyns. Mais au fond, ce qui les anime encore aujourd’hui, c’est la passion. C’est, à mes yeux, ce qui fait la force d’une radio musicale : être dirigée par quelqu’un qui aime sincèrement la musique.
Vous avez développé un vrai talent de conteur à la radio. Comment ce style s’est-il imposé à vous ?
Au départ, c’est Jean-Loup Bertin qui m’a lancé sur Contact 2 : « Tu aimes le rock, pourquoi ne pas raconter des histoires ? ». De fil en aiguille, j’ai commencé à écrire et à creuser par moi-même. Il n’y a pas d’école pour ça. J’ai vite compris que je ne voulais pas simplement énoncer des faits comme « 10 millions d’albums vendus ». J’avais envie d’embarquer les gens, de les faire aimer un artiste, même ceux qu’ils pensaient ne pas aimer. J’essaie toujours de trouver une porte d’entrée, même pour ceux qui, comme moi plus jeune, se sentaient exclus par la variété imposée à la télé. Mon objectif est de tendre la main à l’auditeur, de lui raconter une histoire plutôt que de parler dans le vide.
Est-ce que vos racines ont influencé votre rapport à la musique et à la radio ?
Probablement. J’ai grandi entre Morlanwelz et Binche, où la musique est partout. Les gens se retrouvent, font la fête ensemble. Même si mes parents n’écoutaient pas de disques, je baignais dans cet univers.
Quels beaux projets vous réserve cette rentrée sur Nostalgie ?
Un podcast inspiré de mon premier livre, « Destin brisé », avec une série de portraits d’artistes disparus trop tôt — Amy Winehouse, Gainsbourg, James Dean, Mike Brant… Je veux raconter ce moment où le succès explose et renverse tout, parfois jusqu’à l’effondrement. Mon envie, c’est de dépasser les faits, replacer les trajectoires dans leur époque, révéler l’humain derrière la célébrité. L’amitié entre Lennon et McCartney, par exemple, m’émeut bien plus que le sempiternel duel « Beatles ou Stones ».
Fabrice STAAL
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Journaliste, réalisatrice et productrice, elle a marqué la télévision par des formats audacieux en prise avec les évolutions de la société. Ce parcours a conduit le Festival de Télévision de Monte-Carlo à la nommer présidente du jury documentaire en juin dernier.





