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14 janvier 2025

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Benjamin Castaldi : « Je suis un grand-père jeune, sportif et dynamique »

© Canal+

Icône incontournable du petit écran, l'animateur au sourire en coin et à l'énergie débordante nous a embarqués pour une rétrospective de sa carrière. Autant dire qu'on a ressorti les dossiers, et lui, les anecdotes – le tout avec une bonne dose de malice, évidemment !

Le matin, café double ou exercices de vocalises ?

Double café, sans hésitation ! Étonnamment, dès que j’arrive aux aurores à la radio (Europe 2 en France) et que le voyant rouge s’allume, c’est comme si la journée était déjà bien lancée. Contrairement aux idées reçues, je suis un vrai matinal. Mon émission commence à 7h, donc en théorie, je pourrais me lever à 6h. Mais le trac de l’antenne me réveille dès 4h30. Après la radio, qui se termine à 10h, on débriefe l’émission, puis direction la salle de sport, avec 5 à 6 séances par semaine.

 

Le sport, c’est un besoin vital ?

Absolument ! Je milite activement pour encourager les Belges à s’y mettre. J’aimerais même que l’État défiscalise tout ce qui touche à l’activité physique. Après tout, il serait plus avisé de réduire les taxes sur les abonnements sportifs plutôt que de financer le coût des maladies cardiovasculaires. Trop souvent, on atteint un âge où les petits soucis de santé apparaissent simplement parce qu’on n’a pas pris le temps de pratiquer une activité physique régulière.

 

Dans votre carrière, vous avez souvent changé de chaîne : choix personnel ou nécessité ?

Honnêtement, ça a toujours été un choix, jamais pour des raisons financières. Quand j’ai quitté M6, j’avais la sensation de stagner, et TF1 m’a proposé d’animer un jeu en avant-soirée, ce qui m’enthousiasmait. Quand les choses se sont compliquées sur cette chaîne, j’ai saisi l’opportunité de présenter « Tahiti Quest » sur Gulli, une émission qui a cartonné. Puis, j’ai passé sept années formidables sur C8.

 

Avez-vous réussi à gérer la pression familiale et médiatique ?

Si j’ai un défaut, c’est bien d’ouvrir un peu trop ma bouche ! La pression médiatique ? Je n'en ai honnêtement jamais vraiment souffert. Mon seul « tort » a été d’être trop sincère. La langue de bois, très peu pour moi, mais peut-être qu’il vaut parfois mieux se construire un personnage. Beaucoup dans le milieu de la télévision trouvent leur place en cultivant une image qui ne reflète pas toujours qui ils sont réellement. Ce que le public voit, c’est le personnage à l’écran, pas toujours la personne en coulisses.

 

Vous avez beaucoup écrit sur vos grands-parents. Que retenez-vous d’eux ?

Ils ont évidemment été des modèles pour moi. Ils incarnent une part incontournable de l’histoire du cinéma, et leur parcours est tout simplement fascinant. Yves Montand et Simone Signoret, quand on plonge dans leur vie, c’est captivant. L’aventure de Montand à Hollywood a eu un impact incroyable, tant médiatique que personnel, avec des répercussions inattendues. Son histoire avec Marilyn Monroe, si on la regarde de près, ressemble à une romance qu’on n’aurait jamais pu inventer. C’est, en fin de compte, bien plus puissant que la fiction.

 

Vous aussi, vous êtes grand-père ?

 

Ah, ça, il ne faut pas trop le dire ! Être appelé « papy Benji », ça m’agace un peu. Mais bon, il faut bien accepter le cours des choses ! Je reste un grand-père jeune, sportif et dynamique. D'ailleurs, mon dernier fils n’a que deux ans de plus que mon petit-fils !

 

Est-ce que l’idée de vieillir vous fait peur ?

Non, ça ne me fait pas peur. Mais je ressens une forte responsabilité de ne pas partir trop tôt, surtout pour ne pas laisser mon petit dernier sans papa. C’est un sentiment tout récent. Bien sûr, on ne peut pas tout contrôler, mais c’est aussi pour cela que je prends soin de moi. Je me dis que je n’ai pas le droit de partir avant au moins 25 ans.

Maxime GUÉNY

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