24 septembre 2025
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Aurélien Wiik : « Je rêve de tourner dans des films belges »

© ADELO / NETFLIX / STUDIO TF1 / CAPA PICTURE / TF1
Dans le feuilleton musical de TF1, RTL tvi et Netflix, il incarne Swann Delaunat, fils de Florence et frère de Victoria, une affaire de famille bien remplie qui ne l’empêche pas de se confier.
Pourquoi avez-vous accepté de rejoindre « Tout pour la lumière »?
J’ai hésité avant de donner mon accord. Les quotidiennes n’étaient pas dans mes plans, j’aime bouger, voyager, tourner aux quatre coins du monde, pas m’enfermer dans un rythme fixe. Je me trouvais encore trop jeune pour ça. Ce qui m’a décidé, c’est un tournage limité à quatre mois, laissant de la place pour d’autres projets. Et puis, une série sur la musique, difficile de refuser… même si chanter m’angoissait un peu.
Justement, quelle place occupe la musique dans votre vie ?
J’ai toujours côtoyé des musiciens, des gens pour qui j’ai beaucoup de respect. Je ne maîtrise pas vraiment un instrument, mais j’aime toucher à tout, et depuis quelques années, je chante aussi. Monter sur scène est un vrai plaisir, au point d’avoir commencé à enregistrer quelques morceaux. Ma culture musicale est éclectique, du rock des années 70 avec Creedence Clearwater Revival au rock anglais, à la soul et à la musique sud-américaine. Côté artistes actuels, j’aime Yodélice, Janie, L’Impératrice et Feu! Chatterton.
Comment définiriez-vous la personnalité de Swann, votre personnage ?
C’est un homme gentil mais très mystérieux, que tout le monde croyait mort. En réalité, il vivait et travaillait comme infirmier pour une ONG au Mali et au Cameroun. Je me reconnais un peu en lui, même si j’ai beaucoup travaillé pour l’incarner avec justesse. Moi aussi j’ai un passé particulier. J’ai grandi dans une famille d’artistes, ma mère faisait de la musique, et j’ai longtemps été en désaccord avec mon frère, lui aussi artiste mais hésitant à se lancer. Swann me rappelle un peu mon frère, autant dans son énergie que dans ses côtés parfois bipolaires.
La chanteuse Vitaa a rejoint le casting le temps d’une intrigue. Qu’en pensez-vous ?
Je n’ai pas eu la chance de la croiser ni de partager une scène avec elle, et ça m’aurait vraiment plu. J’admire qu’elle ose s’essayer à la comédie. Quand on a la fibre artistique, on aime explorer différents médiums. Je suis comédien mais aussi chanteur, je pratique le modelage, la sculpture, je fabrique des costumes de scène et on m’a même proposé de travailler sur la scénographie d’un chanteur. Chaque discipline exige travail, abnégation et respect, et j’ai encore beaucoup à apprendre.
Comment envisagez-vous la suite de votre carrière ?
J’ai besoin de plonger dans un processus créatif, c’est pourquoi j’aimerais produire et réaliser des films. J’ai plusieurs scénarios à développer, déjà un court-métrage tourné au Chili et deux ans de cours de théâtre donnés à de jeunes comédiens, ce qui m’a aidé à mieux comprendre l’artiste que je suis. Depuis vingt ans, je tiens aussi une scène ouverte à Paris, où j’ai accompagné de nombreux humoristes. Et je rêve toujours de tourner dans des films belges.
Quel lien entretenez-vous avec nos compatriotes ?
Je suis un grand fan du cinéma belge et de la série « Des gens bien » avec François Damiens. J’ai une passion folle pour votre pays, où je suis venu souvent, et j’y ai beaucoup appris grâce à des amis dotés d’un recul et d’une autodérision rares en France. Quand j’ai besoin d’humilité, je viens m’y ressourcer. Et puis, vos acteurs sont incroyables — Olivier Gourmet, Charlie Dupont, Benoît Poelvoorde…
Rino GALLO
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