26 décembre 2025
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Marine : « J’ai envie de surprendre le public »

© Melissa Janssens
Son premier album file comme une fusée dans les classements et elle revient chanter chez nous à plusieurs reprises. De quoi tester l’endurance des cordes vocales du public.
Comment gérez-vous ce succès depuis votre victoire à la « Star Academy » ?
Je le vis bien. C’est un rêve devenu réalité, même si parfois je n’ai pas le temps de mesurer tout ce qui m’arrive. La notoriété me surprend encore, je n’aurais jamais cru plaire à un large public. La Star Ac’ est une grosse machine, mais tout le monde ne la regarde pas. J’essaie d’en profiter, bien que la pression existe. J’ai envie de durer, que mes chansons continuent d’être écoutées. Du coup je me pose mille questions, c’est dans ma nature. J’ai déjà commencé à réfléchir à un deuxième disque. Dans ce métier incertain, il faut avancer, et j’espère que l’aventure continuera longtemps.
Vous semblez avoir gagné en assurance et maturité…
C’est vrai. Sur scène je me sens bien plus confiante qu’avant. Je suis plus à l’aise, même si je garde un regard critique sur mes prestations. La tournée Star Academy reste un souvenir formidable. Malgré le rythme soutenu et l’album en préparation, on s’est amusés comme jamais. J’avais l’impression d’être en colonie de vacances. Aujourd’hui, c’est différent : je lance mon propre spectacle, avec mes titres et mon univers, et j’ai envie de surprendre ceux qui viendront m’écouter.
Quel regard portent vos parents sur votre évolution ?
Ils m’ont toujours encouragée, de la première maquette à la sortie du disque. Je leur faisais écouter chaque étape, et mon père donnait parfois quelques conseils techniques. Le moment le plus fort a été quand ils ont tenu le vinyle terminé entre leurs mains. Mon papa l’a rangé fièrement dans sa bibliothèque. Pour moi, c’était incroyable de voir ce rêve devenir concret en quelques mois. Aujourd’hui, ils suivent mon parcours de près et je sens leur fierté.
Dans votre opus « Cœur Maladroit », vous dédiez la chanson « Dalida » à votre grand-mère maternelle…
Oui, c’était essentiel pour moi. Je me souviens du jour où on l’a écrite. Avec Adrien Gallo, on travaillait sur un morceau lié à l’anxiété, mais ça ne marchait pas. J’ai proposé d’évoquer la maladie d’Alzheimer, qui touche ma mamie. Les mots et la mélodie sont venus d’un seul souffle, en quelques heures. Quand mes parents l’ont découverte, ils ont été bouleversés. Ma mère n’a pas pu retenir ses larmes.
Quel lien entretenez-vous avec la Belgique ?
J’adore ce pays, même si je n’y suis pas encore venue très souvent. J’ai passé quelques jours à Bruxelles, visité Bruges et Liège, et je raffole des gaufres bruxelloises. Sans oublier les frites, évidemment. Et puis la Belgique, ce sont aussi des artistes que j’admire comme Angèle, Stromae, Damso, Loïc Nottet, Jacques Brel ou encore Héléna.
À quoi ressemblent les fêtes de fin d’année dans votre famille ?
C’est une période que j’affectionne, teintée d’un peu de nostalgie. J’aime décorer le sapin, cuisiner et préparer des desserts de saison. Avec mes proches, on compose le menu ensemble. Et puis il y a les marchés de Noël, comme celui d’Arras qui est immense. J’aimerais beaucoup découvrir celui de Strasbourg. Je suis une vraie passionnée de l’automne et de l’hiver, ce sont mes saisons préférées.
Rino GALLO
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