2 mars 2026
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Julien Lieb : « J’ai hérité de la rigueur de mon père »

© NAOMIE SOYEZ / TF1
Sur le parquet de la prochaine saison de « Danse avec les stars », le chanteur s’impose aussi dans les bacs avec son premier album « Naufragé ». De passage à Bruxelles, il nous a accordé quelques minutes de son temps.
Vous n’avez pas remporté la « Star Academy ». Ça a été une bonne chose ?
Je suis croyant et j’estime que c’était ma destinée. Je n’aurais pas craché sur la victoire, mais j’accepte pleinement ma deuxième place. Cela m’a permis de prendre le temps de réfléchir à la musique que je voulais proposer. Depuis mon plus jeune âge, je rêvais d’enregistrer un album qui me ressemble et raconte mon histoire. C’était la manière la plus juste de me présenter au public. Je me dévoile à travers chaque morceau. Certaines chansons ont été difficiles à enregistrer, comme « Le cœur à terre » ou « L’horloge brûle ». L’émotion était présente dans ma voix et, comme je suis perfectionniste, j’ai refait certaines prises une dizaine de fois.
Justement, « L’horloge brûle » est dédiée à votre père.
C’était un homme dur, militaire parachutiste. Un dur à cuir, mais capable d’une grande tendresse à des moments inattendus. Il vouait un amour inconditionnel à ses enfants et à ma mère. Ce contraste était beau à voir. J’ai hérité de lui l’amour du travail bien fait, la rigueur et la discipline. À son décès, je suis parti en vrille. J’étais en colère contre le monde entier et je suis tombé en dépression. Je me suis reconstruit avec le temps, grâce à mes proches et mes amis. Cette période m’a rendu plus fort. L’espoir et la résilience m’ont sauvé.
En entrant au château de la « Star Ac », étiez-vous préparé à la notoriété ?
Non. Nous avons eu la chance d’être très soudés et je l’ai bien vécu. Je gagne aujourd’hui ma vie grâce à ma passion. Je l’ai vécu comme une renaissance. Quand je revois certaines images, je remarque que j’étais encore marqué par la précarité. Je le vois dans mon regard, j’avais faim de réussite. Je suis quelqu’un d’intense, je vivais chaque émotion sans filtre. Puis un déclic s’est produit. J’ai compris qu’il fallait que je m’amuse et que je profite de l’instant présent.
Quel regard portez-vous sur le succès de Pierre Garnier et Helena ?
Comme n’importe quel ami, je suis fier d’eux. Même si nos emplois du temps sont chargés, je suis resté proche de Pierre, Helena, Victorien, Candice et Lénie. Nous sommes tous en train de tracer notre route. Je suis heureux de voir chacun trouver sa place et avancer à son rythme. Cela me motive encore davantage à travailler pour mes propres projets.
Vous partagez « Ça va (quand même) » en duo avec Soprano. Comment est née cette collaboration ?
Nous avons une connaissance en commun, Philippe Amir, mon ingénieur du son. Il a travaillé avec IAM pendant quinze ans, mais aussi avec Psy 4 de la Rime. C’est lui qui m’a suggéré l’idée d’un duo avec Soprano. Je l’ai croisé lors d’un prime de la « Star Academy » et je lui ai fait écouter le titre. Il a tout de suite accepté. C’est quelqu’un de fort, humble et humain. Je me reconnais beaucoup en lui. Nous partageons les mêmes valeurs. Il m’inspire depuis longtemps et m’a fait comprendre que les gentils gagnent parfois aussi.
À quoi va ressembler votre tournée ?
La scène est l’endroit où je me sens le mieux. Je travaille beaucoup pour proposer un show, à la fois puissant, coloré et intense. Je veux offrir un spectacle précis, même si je ne suis jamais totalement satisfait de moi. L’essentiel, c’est que l’on s’éclate ensemble et que l’on se coupe du monde pendant une heure et demie.
Rino GALLO
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