23 février 2026
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Liane Foly : « Je dois tout à mes parents »

© DR
De retour avec « La Folle repart en Thèse », son spectacle aussi fou que brillant, la chanteuse-humoriste nous raconte comment elle jongle entre chansons et blagues. Et croyez-le, elle a beaucoup à dire.
Vous célébrez 30 ans de carrière et vos 50 ans de scène. Comment avez-vous découvert votre vocation ?
C’est grâce à mes parents, qui ont toujours encouragé leurs enfants à explorer des activités artistiques. Je suis entrée à l’Opéra de Lyon, j’ai fait de la danse classique, puis j’ai intégré une école de comédie musicale à 8 ans. C’est là que j’ai eu mon déclic. À 10 ans, je savais déjà exactement quel métier je voulais faire. Mon père a ensuite fondé un orchestre dans le quartier et j’ai commencé à me produire dès le 14 juillet 1975. Cela fait donc 50 ans que je suis sur scène, et j’éprouve le même plaisir.
Quel genre d’enfant étiez-vous ?
J’étais une petite fille paradoxale, à la fois timide et réservée, mais aussi joyeuse, enthousiaste, rigoureuse et disciplinée. J’aimais faire le clown en permanence, ce qui m’a parfois causé des problèmes à l’école. Je suis souvent nostalgique de cette période de ma vie.
Le spectacle « La Folle repart en thèse » est le dernier chapitre de votre trilogie…
Dans ce troisième volet, qui fait suite à « La Folle parenthèse » et « La Folle part en cure », je raconte mon parcours. J’évoque mes parents, à qui je dois tout, mais aussi les femmes qui m’ont inspirée, mes expériences professionnelles et ma grand-mère, grande fan de Sheila, qui rêvait que je devienne comme elle. Ce show est à mon image : un peu fou, corrosif et pétillant. Il m’a véritablement servi de thérapie.
Quel rôle Jean-Jacques Goldman a-t-il joué dans votre construction ?
Je l’ai rencontré en 1985. J’avais sorti un premier 45T qui s’appelait « Besoin de toi ». Je venais de signer chez Sony Epic, sa maison de disques. À cette époque, il était au sommet de son art et sortait un tube presque chaque semaine. Au fil du temps, nous sommes devenus très proches. Nous avons travaillé ensemble, mais aussi collaboré à travers les « Restos du Cœur ». Un jour, il m’a proposé de m’écrire des chansons, et c’est à lui que l’on doit « La Chanteuse de Bal ». Nous avons eu une belle complicité.
Vous avez aussi été proche de Barbara…
C’est vrai ! Quand je suis arrivée à Paris, à la sortie de mon premier album, j’ai lu dans une presse féminine qu’elle appréciait beaucoup ce que je faisais. J’étais sous le choc. Comme je travaillais avec Charley Marouani, son manager, et Gilbert Coullier, son producteur, j’ai eu la chance de la rencontrer. Nous avons beaucoup échangé, par téléphone mais aussi par fax. J’ai même assisté à son dernier concert à Tours. Je lui avais proposé de partager un duo, mais elle ne voulait plus apparaître à la télévision. Elle m’a alors proposé de m’écrire un album. Cela ne s’est pas fait, mais je garderai dans mon cœur les moments partagés avec elle.
À 62 ans, quel est votre secret pour garder la forme ?
J’ai un coach sportif depuis des années, que je vois deux fois par semaine. Je n’ai jamais arrêté le sport. J’ai commencé très jeune, par l’athlétisme, et j’ai également pratiqué le football féminin. Avec mon rythme de vie, c’est indispensable pour tenir sur scène. Cela me permet aussi de me vider la tête.
Pourquoi êtes-vous attachée aux « Grosses Têtes » ?
Je connais Laurent Ruquier depuis longtemps et je tiens beaucoup à notre amitié. Mes camarades de jeu sont toujours très agréables, et c’est une véritable récréation. RTL a d’ailleurs été la première radio à me faire confiance et à diffuser mes titres au début de ma carrière.
Rino GALLO
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