26 février 2026
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Faudel : « Aujourd’hui, je chante pour le plaisir »

© 00531971/Bestimage/PhotoNews
Près de trente ans après ses débuts, le Petit Prince du Raï revient sur scène comme s’il venait de recharger ses batteries au soleil. Énergie intacte, sourire compris.
Vous rejoignez la saison 2 de la tournée « I Got A Feeling » en France. Comment cette envie est-elle née ?
Je suis proche du producteur, Damien Nougarède, qui fait un travail formidable. Il m’a proposé d’intégrer le spectacle et j’ai accepté sans hésiter. J’avais déjà reçu d’autres propositions, mais celle-ci avait quelque chose de sincère. Je connais beaucoup d’artistes qui en font partie. On a débuté ensemble, on s’est croisés partout, notamment en Belgique. C’est un projet d’affection, presque de retrouvailles.
Vous semblez aborder cela différemment de vos débuts. Pourquoi ?
Parce qu’aujourd’hui, je chante pour le plaisir. Il y a trente ans, je voulais prouver des choses, j’étais tendu. Maintenant, je savoure. Je vis le stress autrement. L’expérience fait la différence, on apprend à relativiser, à se concentrer sur l’essentiel — partager, donner, aimer.
On vous appelle encore le Petit Prince du Raï. Comment le vivez-vous ?
Avec le sourire ! C’est Michel Drucker qui m’a surnommé ainsi. Le petit prince a grandi, mais il a gardé son énergie. J’en ai même fait des t-shirts « Faudel, Prince of Raï » pour rigoler avec mon équipe. C’est un clin d’œil à une belle histoire, et j’en suis fier.
Votre musique jette un pont entre les cultures. Est-ce encore votre moteur ?
Absolument. J’ai toujours cherché à relier les mondes, la France, l’Algérie, les générations. Le raï est une musique métissée, tout comme moi. J’aime mélanger les styles, qu’ils soient pop, variété ou urbain. La musique est un brassage, une ouverture. « Mon Pays », écrite avec Pascal Obispo, en est l’exemple parfait. Nous étions partis d’un malentendu et la chanson est devenue un symbole.
« 1,2,3 Soleils » avec Khaled et Rachid Taha reste culte. Vous y repensez ?
Oui, souvent. C’était magique. Il paraît qu’Universal réfléchit à relancer quelque chose autour du projet… Ce n’est pas étonnant car les gens ont besoin de repères, de chansons qui rassemblent.
Si vous pouviez parler au jeune Faudel de 17 ans ?
Je lui dirais : « Tu n’as peut-être pas tout réussi, mais tu as tenu le coup ». Ce métier donne beaucoup, mais il prend aussi. Le plus beau, c’est de durer.
Qu’est-ce qui vous émerveille encore quand vous montez sur scène ?
L’émotion. Dès que je prends le micro, je redeviens un gamin. Ma femme me dit souvent : « Ce n’est plus le même Faudel ». C’est vrai, je vis chaque concert comme le premier.
La musique peut-elle réconcilier les gens ?
Bien sûr ! Il faut continuer à y croire. La musique a ce pouvoir, celui de rassembler, de créer de l’égalité des chances et de l’espoir.
Un mot sur la Belgique, où vous avez souvent chanté ?
Je retiens surtout la chaleur humaine. J’ai sillonné votre pays avec « Le Beau Vélo de Ravel », j’en garde de merveilleux souvenirs. Les Belges savent chanter, danser, vivre. Ils sont vrais.
Et la suite ?
Un nouvel album arrive, puis un grand concert à l’Olympia fin 2026. Et plein d’autres surprises !
Vous savez, avec le temps, vous êtes devenu iconique
(Rires) J’ai ma statue au musée Grévin depuis 25 ans, c’est déjà pas mal ! Je ne me vois pas comme un artiste culte, juste comme un passionné heureux de chanter encore.
Maxime GUÉNY
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