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29 avril 2025

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Frédéric François : « Je me sens toujours jeune dans ma tête ! »

© DR

Icône de la chanson romantique, l’artiste s’apprête à dévoiler son nouvel album, un opus marqué par une grande première : un duo inédit avec son épouse, Monique. Confidences.

Votre single, « Tout s’oublie un jour » dont la sortie est attendue le 11 avril, est empreint d’espoir. Comment est-il né ?

Cette chanson illustre la relation entre un père et sa fille et, plus largement, l’amour inconditionnel d’un parent pour son enfant. C’est un message d’espoir universel que j’ai mis en musique avec un rythme moderne. Elle figurera sur mon nouvel album, dont nous venons tout juste de finaliser le mixage. À chaque opus, j’aime marquer une évolution en restant à l’écoute de l’air du temps, sans jamais me renier musicalement. Je refuse que ma musique paraisse obsolète. Malgré l’approche de mes 75 ans, je me sens toujours jeune dans ma tête. Pour cet album, j’ai collaboré avec les paroliers Frédéric Zeitoun et Lionel Florence. Ensemble, nous avons conçu un projet résolument différent, tant sur le plan musical que dans les thèmes abordés. On y retrouve notamment « Et si le monde se mettait à chanter », un hymne à l’amour et à la fraternité qui me tient particulièrement à cœur, ainsi que « Rendez-vous », un titre où je m’adresse directement à mon public.

 

Pourquoi l’amour est-il un thème qui vous inspire depuis tant d’années ?

Ces chansons sont comme une main tendue vers le public. J’ai toujours aimé interpréter des textes positifs, porteurs de beaux messages et capables de mettre de bonne humeur ceux qui m’écoutent. D’ailleurs, « Je t’aime à l’italienne » fête cette année ses 40 ans. C’est sans doute le titre le plus emblématique de mon répertoire. Dès que je la chante sur scène, la magie opère. Vous savez, j’ai une chance inouïe de faire ce métier. Tant que le public répondra présent et que ma voix tiendra, je continuerai. Sans cela, j’aurais arrêté depuis longtemps. Pour rester en forme, je fais des vocalises chaque jour et je pratique un peu de sport. J’ai une hygiène de vie très saine… mais je ne résiste pas à un bon verre de vin rouge avec mes spaghettis. J’espère vivre jusqu’à 106 ans, comme mon arrière-grand-mère ! (Rires)

 

Vous êtes marié à Monique depuis près de 55 ans. Quel est votre secret pour faire durer votre relation aussi longtemps ?

Ma femme est mon pilier, mon repère. Nous partageons une grande complicité. Je garde un souvenir très précis de notre mariage, le 3 septembre 1971. Je revois encore les anneaux que nous avions choisis et l’église Saint-Joseph à Tilleur. Des instants précieux, au point que nos enfants nous disent souvent : « On aurait tellement aimé être là ! ». Sans Monique, je n’aurais sans doute jamais écrit autant de chansons. Elle m’a toujours soutenu, guidé, et a été le capitaine de la famille en mon absence. Elle veille sur moi au quotidien, et j’ai une chance immense de l’avoir à mes côtés. Elle me protège et m’accompagne, aussi bien dans ma carrière que dans la vie. Son avis a toujours compté : quand je lui fais écouter une nouvelle chanson, j’observe sa réaction. Si elle me dit : « Waw, ça me donne des frissons », je sais qu’elle est réussie et qu’elle touchera d’autres dames.

 

Avez-vous pour habitude de chanter ensemble ?

 

Oui, surtout pendant les fêtes de fin d’année. Après la distribution des cadeaux, on organise un grand karaoké avec les enfants et on prend toujours plaisir à chanter des titres de Jane Birkin et Serge Gainsbourg. D’ailleurs, dans mon prochain album, Lionel Florence a écrit une chanson en hommage à Jane, « On s’attendait ». J’y interprète : « Que chaque jour que Dieu fait, le plus beau jour de ma vie, je ne l’oublierai jamais, quand tu m’as dit oui. » Il me semblait évident que ma femme devait me répondre. Pour la première fois, on entendra sa voix sur l’un de mes disques. Sa tessiture rappelle celle de Jane Birkin, ce qui donne à la chanson une émotion toute particulière.

 

Quel genre de papa et de grand-père êtes-vous ?

Je suis plutôt cool et je veille toujours à maintenir l’harmonie dans notre famille. Le temps file si vite qu’il faut savoir profiter du présent. Quand mes petits-enfants me lancent un défi au football, je me laisse volontiers entraîner… en espérant ne pas glisser sur le ballon. Ça m’est déjà arrivé. (Rires)

 

Après plus de quarante ans de carrière, quels ont été les moments les plus marquants de votre parcours ?

Ma plus grande fierté reste la remise de mon premier disque d’or, en présence de mes parents. Ils étaient aussi là lorsque j’ai chanté à l’Olympia, à Paris, leur première découverte de la capitale française. Une soirée chargée d’émotion. Je me souviens aussi des moments passés avec mon père, à qui je faisais écouter mes chansons. Toute la famille se réunissait chez lui chaque dimanche autour d’un bon plat de pâtes. Quand je lui faisais découvrir un nouveau morceau et qu’il l’aimait, il me caressait les cheveux et me disait en italien : « È magnifico ! » Il a suivi mon parcours jusqu’au succès de « Je t’aime à l’italienne » et en était extrêmement fier… au point que mes fans lui demandaient même des dédicaces !

 

C’est un peu grâce à vous que Marylène Bergmann a connu une aussi longue carrière à la télévision car vous étiez dans le jury de son concours, en 1977 sur Télé-Luxembourg… Vous vous en souvenez ?

C’est gravé dans ma mémoire comme si c’était hier ! Je faisais partie du jury aux côtés de Michel Drucker et de plusieurs acteurs. Marylène avait ce petit quelque chose en plus, aussi bien dans le timbre de sa voix que dans sa façon de s’exprimer. Sa voix, douce et sensuelle, correspondait parfaitement à celle d’une speakerine. Elle était aussi magnifique. Nous avons

d’ailleurs tous voté pour elle. C’était une évidence.

Rino GALLO

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