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19 février 2026

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ESSYLA, la nouvelle carte belge à l’Eurovision

© James Barbosa

La RTBF mise sur la jeunesse et l’audace pour défendre ses couleurs à l’Eurovision. Révélée ce matin dans le “8-9”, la chanteuse succède à Red Sebastian avec un titre électro-pop au message assumé.

Le suspense aura tenu jusqu’au direct matinal. Sur La Une et VivaCité, le nom est tombé. Une année sur deux, la RTBF désigne l’artiste qui portera la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson. Cette fois, la chaîne fait le pari d’une nouvelle génération déterminée à faire entendre sa voix.

Originaire de Perwez, dans le Brabant wallon, ESSYLA n’est pas une inconnue des grandes scènes. En 2019, elle participe à l’Eurovision des chœurs en Suède avec la chorale Almakalia. L’année suivante, alors que “The Voice France” s’intéresse à elle, elle choisit finalement “The Voice Belgique”. Saison particulière, marquée par la pandémie. Elle rejoint l’équipe de Typh Barrow et atteint la finale aux côtés d’un certain Jérémie Makiese, futur représentant belge à l’Eurovision. Un clin d’œil que les amateurs de destinées parallèles apprécieront.

Après l’émission, la jeune artiste multiplie les collaborations. Choriste pour Typh Barrow et Ben’do, voix recherchée par producteurs et DJ’s, elle affine son timbre et son assurance. En parallèle, elle construit un projet personnel à l’identité affirmée. Univers coloré, pop moderne, énergie maîtrisée. ESSYLA trace sa route.

Le titre choisi, “Dancing on the Ice”, reflète cette trajectoire. Né lors d’un camp d’écriture organisé par la SABAM réunissant des talents émergents de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le morceau s’inscrit dans une électro-pop sophistiquée. Les paroles, fragmentées et poétiques, sont co-écrites avec Benni, révélation belge indie-folk.

Plus qu’un simple single, la chanson porte une intention. Celle d’une jeunesse qui avance malgré les fissures du monde, qui cherche l’équilibre sans renoncer à rêver. Danser sur la glace, continuer à tenir debout, choisir le mouvement plutôt que l’immobilité.

Angelo GIACO

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