28 avril 2026
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Magali Ripoll : « Avec Nagui, une belle complicité est née »

© 00680656/Bestimage/Photo News
Depuis dix-huit ans, elle accompagne chaque soir les candidats de « N’oubliez pas les paroles ». Chanteuse, musicienne, animatrice, elle enchaîne les projets avec une énergie intacte et un plaisir communicatif.
À l’école, étiez-vous déjà la boute-en-train de la bande ?
Oui, complètement. Surtout au collège, à une période où l’on ne se sent pas toujours bien dans sa peau. J’ai vite compris que faire rire permettait de créer du lien. Les professeurs me pensaient très sage… jusqu’à ce qu’ils aient le dos tourné. Tout s’est amplifié quand j’ai commencé la scène.
Cette bonne humeur que vous dégagez à la télévision, est-ce vraiment vous ?
Absolument. J’ai grandi dans une famille qui cultivait la joie. Même lorsque les moments devenaient compliqués, mes parents avaient ce réflexe très simple, se dire que quitte à affronter les difficultés, autant en rire. Cet état d’esprit m’a profondément marquée.
Vous avez accompagné les plus grands, notamment Charles Aznavour. Quel souvenir gardez-vous de lui ?
Une image très forte. Un petit monsieur droit, et une salle littéralement amoureuse. Il y avait une intensité presque sacrée. Partout dans le monde, les gens vibraient pour cet artiste.
Comment cette rencontre s’est-elle faite ?
C’est une histoire complètement folle. En 2011, j’accompagnais Line Renaud à l’Olympia pour un concert télévisé. Aznavour regardait l’émission chez lui. Il m’a reconnue et a appelé son chef d’orchestre en disant : « Trouvez-moi cette Magali Ripoll, je la veux sur ma tournée ». Le lendemain, il m’appelait… sur mon téléphone fixe. Quelques jours plus tard, il est venu chez moi avec des partitions. À la fin, il a simplement dit : « C’est bon, elle est des nôtres ».
Si votre parcours musical était une playlist ?
Dans le désordre « Le Chanteur » de Balavoine, « Here Comes the Sun » des Beatles et « Beat It » de Michael Jackson.
Après dix-huit ans dans « N’oubliez pas les paroles », qu’est-ce qui vous étonne encore ?
La mémoire des candidats. Ils connaissent les chansons jusqu’à la dernière syllabe du dernier couplet. Moi, parfois, j’oublie la mélodie. Et surtout, il y a cette énergie
Avec Nagui, l’impro fait-elle partie du jeu ?
Un jour, en plaisantant, je lui ai dit : « Si vous partez à la retraite, je veux bien vous remplacer ». À l’émission suivante, il m’a tendu le micro en disant : « Allez, c’est toi qui présentes ». J’étais terrorisée. J’ai compris à quel point son rôle est complexe.
Vous êtes désormais animatrice sur France 3 !
Oui, et j’en suis très fière. Animer « Quelle sera la meilleure chorale de France ? » était un rêve. J’ai beaucoup travaillé. Mon plus grand stress restait le prompteur, lire sans que cela se voie.
Qui vous a inspirée ?
Michel Drucker. Sa bienveillance, son élégance, sa façon de recevoir les artistes. Pour moi, c’est un modèle absolu.
Vous participez aussi à « Intervilles » !
C’est une aventure incroyable. Sur le terrain, j’ai découvert une véritable fourmilière humaine. Comme c’est du direct, il faut anticiper, tout en acceptant l’imprévu. C’est ce qui rend l’émission vivante.
Où puisez-vous toute cette énergie ?
J’aime profondément ce que je fais. Je suis sans doute un peu hyperactive, mais je ne veux jamais me dire : j’aurais dû. Comme le chantent Bigflo et Oli, il faut y aller. C’est ma philosophie.
Maxime GUÉNY
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