15 juin 2026
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© monte-carlo_festival
Au Festival de Télévision de Monte-Carlo, Amir n'a pas seulement multiplié les selfies et les autographes. Le chanteur a surtout offert une parenthèse d'émotion qui a rappelé pourquoi le public lui reste fidèle depuis tant d'années.
Certaines rencontres marquent davantage que d'autres. Non pas à cause des projecteurs ou de la foule qui se presse autour des artistes, mais grâce à cette petite chose difficile à expliquer que l'on appelle simplement la sincérité.
À Monaco, Amir a démontré qu'il maîtrisait parfaitement cet exercice. Chaleureux, disponible et souriant, l'artiste a pris le temps de dialoguer longuement avec les personnes venues le rencontrer. Photos, dédicaces et échanges se sont enchaînés durant plusieurs minutes, dans une ambiance particulièrement détendue.
Ce qui a surtout frappé les esprits, c'est sa manière d'accorder la même attention à chacun. Une attitude qui semble naturelle chez celui qui entretient, depuis ses débuts, une relation très particulière avec son public.
Puis est arrivé ce moment que personne n'avait vu venir. Une jeune femme lui a demandé d'interpréter Longtemps, la chanson préférée de sa maman. Sans hésiter, Amir a accepté. Dans un silence presque irréel, il a offert une version a cappella, livrée avec beaucoup de pudeur et d'émotion. La maman présente n'a d'ailleurs pas pu retenir ses larmes. Voilà sans doute ce qui fait la différence. Loin des grandes mises en scène, ce sont souvent les gestes les plus simples qui restent gravés dans les mémoires. Quelques paroles, une voix et une attention sincère suffisent parfois à créer des souvenirs que les fans emporteront longtemps avec eux. L'artiste a également participé au jeu des questions-réponses. Interrogé sur la chanson qu'il aurait aimé écrire, sa réponse a surpris tout en révélant ses influences musicales. Son choix s'est porté sur If I Fell des Beatles. Une référence qui n'a évidemment rien d'anodin. Car derrière l'interprète populaire se cache aussi un amoureux des belles mélodies et des chansons qui traversent les générations. Quelques pages plus loin dans le dossier du Festival, Amir a d'ailleurs dévoilé la série qu'il apprécie actuellement. Avec une pointe d'humour, il a cité Euphoria en rappelant qu'il s'agit de l'adaptation libre d'une série israélienne datant de 2012. « Je suis un peu chauvin », a-t-il lancé avec le sourire.
Finalement, ce dimanche monégasque n'aura pas seulement permis aux admirateurs de repartir avec une photo souvenir. Il leur aura surtout offert un instant suspendu. Et dans un univers où tout va très vite, ce genre de cadeau est probablement le plus précieux.
Fabrice STAAL
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Amir, la star qui a suspendu le temps à Monaco
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