25 août 2026
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© Zenio
Du 11 au 21 septembre, la ville vivra au rythme de la 103e édition des Fêtes de Wallonie. Présents lors de la conférence de presse, nous avons découvert un programme qui mise sur la jeunesse, le folklore et plusieurs nouveautés.
Ce mardi 25 août, il régnait déjà comme un petit parfum de Wallos à Namur. Pas encore de péket à l’horizon — du moins officiellement — mais une conférence de presse bien garnie pour présenter la 103e édition des Fêtes de Wallonie. Durant dix jours, la capitale wallonne fera vibrer ses traditions avec une ligne directrice claire : « Fiér d’yèsse namurwès ».
Le Comité Central de Wallonie souhaite cette année réaffirmer l’identité wallonne sans se replier sur elle-même. Le message s’accompagne d’une volonté forte de transmettre les traditions aux plus jeunes. L’hymne « Li Bia Bouquet », composé par Nicolas Bosret en 1851 et devenu chant officiel namurois en 1856, fêtera ses 170 ans. Autant dire qu’il n’a pas pris une ride… même s’il risque d’être chanté avec quelques accents très personnels après 22h. Le vendredi 18 septembre, 700 élèves âgés de 11 à 12 ans l’interpréteront sous le chapiteau de la place d’Armes. Chaque enfant réalisera une fleur accompagnée d’un message, d’un souvenir ou d’un vœu pour l’avenir. Toutes seront réunies afin de former le plus grand « Bia Bouquet ». Une procession conduira ensuite cette œuvre collective, accompagnée des Molons et du CCW, jusqu’au site d’Harscamp. La jeunesse occupera une place centrale lors de « L’École buissonnière du P’tit Françwès ». Walloniades juniors, quiz, jeu de piste et boom animée par Vincent Pagé composeront le programme de cette journée réservée aux élèves. Lors de l’hommage à François Bovesse, le 11 septembre dans les jardins du Palais provincial, le discours d’accueil sera confié à Marie-Charlotte Pasteels, jeune membre du comité. La rectrice de l’Université de Namur, Annick Castiaux, prendra ensuite la parole, tandis qu’Elie Belvaux interprétera « Résiste ».
Du wallon, des fleurs et du rock
Parmi les nouveautés, un Cabaret wallon verra le jour le samedi 12 septembre à la taverne L’Entité. Chansons, textes, saynètes et histoires drôles seront proposés dans la langue régionale avec Willy Marchal, Léon Jacot et plusieurs associations attachées à sa défense. Ceux qui ne comprennent pas tout pourront rire lorsque leur voisin rira : une technique linguistique qui a déjà largement fait ses preuves. Le folklore ouvrira ses frontières puisque la Flandre sera l’invitée d’honneur de cette édition. Les groupes Toâpe Geraapte, Reintje Vos et Reynout Dendermonde rejoindront les Molons, les Échasseurs namurois, les Alfers, les Masuis et Cotelis jambois ainsi que de nombreuses formations wallonnes. Cuivres, drapeaux, danses et déambulations animeront les rues les 19 et 20 septembre.
Les Walloniades célébreront leur 35e édition le samedi 19 septembre sur la place Saint-Aubain. Les équipes, composées de plusieurs générations, s’affronteront lors d’épreuves sportives et joyeusement décalées. L’escrime sera mise à l’honneur avec le Cercle d’Escrime de Namur. Toucher sans être touché : une discipline qui pourrait inspirer certains déplacements au milieu de la foule des Wallos.
Sur la place d’Armes, la programmation musicale fera monter le volume. Sweet Pot et Dresscode ouvriront les festivités le jeudi 17 septembre. D’elle se produira le vendredi après-midi avant Awissa en soirée. Les Enflures prendront possession du chapiteau le samedi, tandis que « Je chante Céline » sera proposé le dimanche soir. Le troisième Festival d’accordéons réunira Erika, Mélody et Franck Vilain, Denys Gigot ainsi qu’Aril in Paris.
Le lundi 21 septembre, Les Copains d’abord, Beverly Pils et les quatre frères australiens de Mixed Up Everything précéderont « Attitude chante Johnny Hallyday ». La place d’Armes devrait alors passer du folklore namurois au rock en un temps record, sans même devoir changer de chaussures.
La soirée de gala du dimanche 13 septembre mettra Félix Radu à l’honneur. L’auteur, humoriste et comédien namurois recevra la Gaillarde d’Argent, distinction suprême du Comité Central de Wallonie. Le Prix du Commerçant namurois sera remis à la Maison Saint-Aubain, une entreprise familiale née en 1958 et aujourd’hui dirigée par la troisième génération.
Cette conférence de presse avait également une saveur particulière pour Jean-Paul Philippot. L’administrateur général de la RTBF a fait ses adieux aux Fêtes de Wallonie dans cette fonction, puisqu’il quittera son poste le 31 octobre et n’a pas sollicité le renouvellement de son mandat. Visiblement ému, il a reçu une gaillarde de la Ville de Namur en reconnaissance de son attachement à la capitale wallonne et du partenariat noué avec les festivités. Un moment chaleureux, loin des tableaux budgétaires et des procédures de succession. « Namur vit au rythme de la culture, dans un esprit festif porté par une mission de transmission et d’ouverture. Le roi Philippe sera également de la partie le samedi 19 septembre. Cela faisait vingt ans que nous n’avions plus accueilli un membre de la famille royale à Namur », conclut Charlotte Bazelaire, bourgmestre faisant fonction de Namur.
Enfin, le nouveau site des Fêtes proposera certaines pages en néerlandais et bénéficiera d’un dispositif facilitant sa consultation par les personnes malvoyantes. Une attention particulière sera portée à l’inclusion, à la sécurité routière et aux actions philanthropiques. Pour chaque Pils Excelsior vendue, la Brasserie du Bocq reversera dix centimes aux œuvres de la Royale Moncrabeau.
À Namur, la tradition ne restera donc pas sagement assise dans un coin. Elle chantera, dansera, parlera wallon et confiera une partie de son avenir à 700 jeunes. Quant aux adultes, ils auront dix jours pour prouver qu’ils savent encore tenir le rythme… et peut-être leur verre.
Fabrice STAAL
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Namur prend l’accent wallon
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