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5 mai 2026

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© 00753793_000001/Bestimage/Photo News

Des récompenses, des prises de parole engagées et une émotion à fleur de peau ont rythmé la cérémonie parisienne. Une édition marquée par des sacres attendus et des moments suspendus.

La scène des Folies Bergère n’avait rien d’un simple théâtre ce soir-là. Elle s’est transformée en caisse de résonance pour une profession tout entière, oscillant entre célébration et gravité. La 37e cérémonie des Molières, orchestrée par Alex Vizorek, a livré une partition riche en contrastes.

L’instant le plus bouleversant reste sans conteste celui vécu par Muriel Robin. Récompensée par un Molière d’honneur, le premier de sa carrière, l’artiste a laissé éclater une émotion longtemps contenue. Une reconnaissance tardive pour une figure majeure du paysage culturel, saluée pour l’ensemble d’un parcours traversant théâtre, humour et télévision. 

Dans un registre plus triomphal, Laurent Lafitte s’impose comme l’un des grands vainqueurs de la soirée. Déjà auréolé d’un César, il décroche cette fois le Molière du comédien dans le théâtre public pour « La Cage aux folles », une adaptation flamboyante qui rafle également le prix du spectacle musical. Une consécration doublée d’un discours engagé, rappelant la réalité des discriminations encore subies dans de nombreux pays.

Autre moment fort, le sacre de Josiane Balasko. À 76 ans, elle reçoit son tout premier Molière pour « Ça, c’est l’amour », une pièce abordant les violences intrafamiliales. Fidèle à elle-même, elle mêle humour cru et sincérité, déclenchant autant de rires que d’émotion. 

Au palmarès, une œuvre domine nettement. « Le Procès d’une vie », inspiré du procès de Bobigny et du combat de Gisèle Halimi, repart avec trois récompenses, dont celle du meilleur spectacle privé. Une reconnaissance pour un théâtre engagé, ancré dans l’histoire sociale et politique. 

La soirée a également couronné Alex Lutz, désormais triple lauréat du Molière de l’humour, tandis que de nouvelles voix émergent avec « Fin, fin et fin », comédie décalée distinguée à deux reprises. 

Entre piques acérées, hommages vibrants et revendications en filigrane, cette édition 2026 n’a jamais sombré dans la routine. Elle rappelle surtout que le théâtre reste un miroir sensible de son époque, capable de faire rire, réfléchir et parfois pleurer, tout cela en une seule soirée.

Joëlle HUBAUX

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Molières 2026, une nuit entre éclats et sanglots

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