5 juin 2026
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Après avoir vu un Belge terminer le Vendée Globe pour la première fois de l’histoire, un nouveau navigateur rêve désormais d’inscrire son nom sur la ligne de départ. Derrière ce projet se cache une aventure humaine portée par la passion, la transmission et l’audace.
Il existe des défis qui font frissonner même les marins les plus aguerris. Le Vendée Globe appartient à cette catégorie. Ce tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, figure parmi les épreuves sportives les plus exigeantes de la planète. Depuis sa création, seuls 130 skippers sont parvenus à boucler cette incroyable boucle autour du globe.
Après l’exploit réalisé par Denis Van Weynbergh lors de l’édition 2024-2025, la Belgique nourrit l’espoir d’être représentée une nouvelle fois au départ prévu en novembre 2028. Cette ambition porte aujourd’hui le nom de Quentin Debois. Le navigateur marchinois de 38 ans tentera de décrocher sa qualification tandis que Denis Van Weynbergh l’accompagnera comme team manager et co-skipper lors des courses préparatoires disputées en double.
L’histoire de Quentin Debois possède quelque chose d’atypique. Rien ne le destinait aux océans. Ingénieur de gestion diplômé de l’ULB, il dirige d’abord une société d’organisation d’événements. La voile entre dans sa vie relativement tard, à l’âge de 31 ans. Une découverte qui bouleverse rapidement son quotidien. Les premiers cours suivis à la côte belge se transforment vite en véritable passion.
La suite ressemble à une ascension fulgurante. Après une formation intensive à la course au large, il réalise sa première traversée transatlantique en solitaire en 2023. Puis vient l’exploit qui attire les regards. Le 31 janvier 2026, il devient le premier Belge à battre un record du monde de traversée de l’Atlantique en solitaire à bord d’un Mini 6.50. Une performance réalisée avec six jours d’avance sur la marque précédente.
À ses côtés, Denis Van Weynbergh apporte une expérience unique. Premier Belge à avoir participé et terminé un Vendée Globe, il souhaite désormais transmettre son savoir à une nouvelle génération de navigateurs. Son objectif ne se limite pas à accompagner Quentin Debois. Le skipper rêve d’installer une tradition durable et de voir le drapeau belge flotter au départ de chaque édition de la célèbre course.
Les deux hommes partagent d’ailleurs bien plus qu’une passion pour le large. Tous deux ont changé radicalement de trajectoire professionnelle pour poursuivre leurs rêves. Tous deux revendiquent une vision entrepreneuriale du projet. Cette proximité explique la naissance naturelle de leur collaboration autour du Vendée Globe 2028.
La route reste cependant longue avant d’apercevoir les pontons des Sables-d’Olonne. Quentin Debois devra engranger des milles nautiques, marquer des points lors des épreuves qualificatives et se hisser parmi les meilleurs candidats. La concurrence s’annonce féroce puisque seuls quarante monocoques IMOCA pourront prendre le départ.
Un autre défi attend l’équipe. Pour transformer ce rêve en réalité, il faudra convaincre des partenaires de soutenir l’aventure avant la fin de l’année 2026. Une étape presque aussi importante que les futures courses elles-mêmes.
L’objectif affiché possède le mérite de la clarté. Qualifier la Belgique pour une nouvelle participation au Vendée Globe et franchir la ligne d’arrivée en moins de cent jours. Une ambition élevée, certes, mais lorsqu’on écoute Quentin Debois et Denis Van Weynbergh parler de leur projet, une chose saute aux yeux. Pour ces deux passionnés, l’horizon n’a jamais constitué une limite. Il représente simplement le point de départ de la prochaine aventure.
Angelo GIACO
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