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28 juil. 2026

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© Alexas

Les épisodes de canicule soulèvent de nombreuses inquiétudes pour les abeilles et la production de miel. Pourtant, si les colonies résistent relativement bien aux fortes températures, les conséquences sur les floraisons et le travail des apiculteurs sont bien plus complexes qu'il n'y paraît.

Contrairement aux idées reçues, les abeilles supportent relativement bien les périodes de fortes chaleurs. En revanche, les plantes dont elles dépendent pour récolter nectar et pollen sont beaucoup plus sensibles à la sécheresse. Lorsque les floraisons sont plus courtes ou moins abondantes, les colonies trouvent souvent de quoi assurer leur survie, mais produisent moins de miel excédentaire.

« Les abeilles peuvent continuer à trouver de quoi se nourrir, surtout dans un environnement diversifié comme les zones urbaines. Mais cela ne signifie pas qu'elles produisent suffisamment de miel pour permettre une récolte », explique Alexandre Lefebvre, directeur de la Ferme du Parc Maximilien et apiculteur à Bruxelles.

Le changement climatique complique également le quotidien des apiculteurs. Les saisons deviennent plus imprévisibles, alternant périodes de pluie, de sécheresse ou de chaleur intense, ce qui modifie le calendrier des floraisons et le développement des colonies. Les interventions doivent désormais être adaptées en permanence, qu'il s'agisse d'ajouter de l'espace dans les ruches, de surveiller les réserves ou de choisir le moment idéal pour la récolte.

Cette évolution rend l'apiculture plus technique et plus incertaine. Elle rappelle également que chaque pot de miel est le reflet d'une année particulière, d'un territoire et du savoir-faire de l'apiculteur, loin d'un produit standardisé.

La diversité des ressources florales reste l'un des meilleurs atouts pour préserver les pollinisateurs. Arbres, haies, prairies fleuries, plantes grimpantes ou fleurs sauvages offrent des ressources précieuses tout au long de la saison. Cette richesse végétale contribue également à la grande variété des miels européens, qu'ils soient issus du tilleul, du châtaignier, de la lavande, du thym, des fleurs ou encore des forêts.

Les particuliers peuvent eux aussi agir en faveur des abeilles. Planter des espèces mellifères, laisser une partie du jardin fleurir naturellement, installer un point d'eau peu profond, limiter l'utilisation de pesticides ou encore signaler la présence de frelons asiatiques figurent parmi les gestes simples qui favorisent la biodiversité.

Pour l'initiative EUBeeLovers, mieux comprendre le miel, c'est reconnaître qu'il dépend directement des conditions climatiques, des paysages et du travail des apiculteurs. Une récolte plus faible ne traduit donc pas forcément une mauvaise santé des abeilles, mais reflète souvent les aléas d'une nature en constante évolution.

Fabian FALQUE

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Canicule : pourquoi les fortes chaleurs ne condamnent pas les abeilles

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