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31 mai 2026

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Brotox, quand les hommes passent à l’injection

© Envato

Longtemps réservé aux femmes, le Botox séduit une clientèle masculine en pleine croissance. Derrière ce phénomène se cachent des motivations variées, entre image professionnelle, confiance en soi et parfois quelques encouragements venus du foyer.

Il fut un temps où les salles d’attente des cabinets de médecine esthétique accueillaient principalement des femmes. Cette époque semble doucement appartenir au passé. Depuis quelques années, les hommes franchissent eux aussi le pas des injections de Botox, au point que le phénomène a désormais un nom bien à lui, le « Brotox ».

Contraction de « brother » et de Botox, le terme désigne les injections destinées à atténuer certaines rides d’expression masculines. Les plus demandées concernent le front, la ride du lion ou encore les pattes-d’oie. Rien de spectaculaire dans la démarche. La plupart des patients souhaitent simplement paraître moins fatigués ou plus reposés sans modifier leurs traits.

Les médecins constatent une évolution des mentalités. Les réseaux sociaux, les visioconférences et l’attention portée à l’apparence dans le monde professionnel contribuent à banaliser ces pratiques. Certains hommes reconnaissent vouloir conserver une image dynamique face à des collègues plus jeunes ou dans des secteurs où le contact avec le public occupe une place importante.

Une autre tendance amuse les praticiens. Certains patients arrivent sur les conseils de leur compagne. « Les patients disent parfois que c’est leur femme qui les envoie », rapporte un spécialiste cité par 7sur7. Une remarque qui illustre l’évolution du regard porté sur ces soins esthétiques, désormais moins tabous au sein des couples.

Aux États-Unis, le phénomène connaît une croissance spectaculaire et les chiffres montrent que les hommes représentent une part de plus en plus importante des actes de médecine esthétique. Une progression qui se retrouve progressivement en Europe et en Belgique.

Les spécialistes rappellent toutefois que ces injections restent des actes médicaux. Le choix du praticien demeure essentiel afin d’éviter les complications liées à des produits non contrôlés ou à des interventions réalisées hors d’un cadre professionnel.

Reste une question que beaucoup n’osent peut-être pas encore poser à leurs amis. Après le coiffeur, le barbier et les soins pour la peau, le Brotox deviendra-t-il un geste aussi banal qu’une coupe de cheveux ? À voir le nombre croissant d’hommes qui s’intéressent au sujet, la réponse pourrait bien se dessiner… sans une ride.

Joëlle HUBAUX

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