12 déc. 2025
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© Philip Reynaers/Photo News
Après plus d’une décennie passée à représenter la Belgique à l’étranger, la princesse Astrid a choisi de réduire ses engagements. Une décision mûrement réfléchie, dictée par la nécessité de préserver sa santé et de rééquilibrer son agenda.
Depuis 2012, la sœur du roi Philippe était devenue le visage incontournable des missions économiques belges à l’international. De l’Asie aux Amériques, elle a conduit pas moins de vingt-quatre déplacements officiels, mettant en lumière le savoir-faire belge et soutenant entreprises et entrepreneurs sur les marchés étrangers. Un rôle exigeant, rythmé par les voyages, les protocoles et un calendrier souvent dense.
Ces derniers mois, le signal était clair. Le rythme soutenu n’était plus compatible avec l’équilibre personnel de la princesse. Sur avis médical, Astrid a donc demandé à être déchargée de cette fonction spécifique. Le roi Philippe a accepté cette décision, saluant l’engagement constant et le travail accompli au fil des années.
Le Palais royal se veut rassurant. Il ne s’agit pas d’un retrait total de la vie publique, ni d’un problème de santé alarmant. La princesse Astrid continuera à assurer d’autres engagements officiels, mais laisse désormais de côté une mission particulièrement énergivore.
Pour la prochaine mission économique, prévue notamment en Turquie, c’est la reine Mathilde qui devrait assurer la représentation. À plus long terme, cette fonction pourrait revenir à la princesse Élisabeth, une fois son parcours académique achevé, marquant ainsi une transition générationnelle progressive au sein de la monarchie.
Ce pas de côté discret, fidèle au style d’Astrid, rappelle que derrière les agendas officiels et les apparitions publiques se cache aussi une réalité humaine. Savoir lever le pied, parfois, relève autant du devoir que de la sagesse.
Fabian FALQUE
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Astrid, le temps de lever le pied
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