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La venue d’un film américain et la rumeur de la star Nicolas Cage ont transformé Marchienne-au-Pont en plateau de cinéma improvisé. Certains habitants sont emballés, d’autres voient rouge face aux désagréments.
Dans la rue du Quai de Sambre, les camions de tournage ont pris place. Interdictions de stationner, décor transformé, rues barrées… Le quotidien des riverains a basculé. Quelques-uns saluent la visibilité offerte au quartier, d’autres dénoncent un manque de communication et des contraintes lourdes pour circuler ou se garer.
Les amateurs d’étoiles et les curieux viennent observer les installations. La présence d’un film hollywoodien injecte une atmosphère de fête, comme un vent d’excitation sur cette section de la ville. Certains habitant expriment leur fierté de voir leur quartier au centre de l’attention.
Mais derrière la curiosité, les frustrations montent. Les riverains disent avoir reçu un courrier annonçant l’interdiction de stationner, avec l’espoir d’un parking alternatif réservé aux habitants. Dans la réalité, ce parking tarderait à venir. Plusieurs témoignages font état de jours supplémentaires de tournage, de chaussées bloquées, sans solution concrète pour le stationnement.
Pour les commerçants, l’impact est double. D’un côté, un regain d’activité possible si le tournage attire visiteurs et curieux. De l’autre, des accès compliqués et des perturbations qui peuvent freiner les clients habituels. La balance penche dans l’inconnu.
Marchienne-au-Pont, section de Charleroi, change le temps d’un tournage. Son histoire industrielle cède la place à un décor temporaire, parfois déroutant, souvent spectaculaire.
Au final, le tournage reste un pari pour le quartier. Espoir de reconnaissance et de retombées économiques ou source de désagréments et de gêne quotidienne ? Entre enthousiasme et mécontentements, la rue du Quai de Sambre vit un épisode intense, qui pourrait laisser des traces dans les mémoires.
Joëlle HUBAUX
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