12 janv. 2026
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© Sthanlee Mirador/Empics Entertainment/Photo News
La cérémonie a consacré quelques favoris et confirmé une tendance très américaine.
Les productions françaises repartent presque bredouilles malgré une présence remarquée dans les nominations.
Los Angeles s’est offert une nuit de récompenses sans véritable coup de théâtre. Les Golden Globes 2026 ont surtout raconté une histoire de constance, celle d’un cinéma américain qui valorise ses valeurs sûres et ses auteurs installés. Le grand gagnant de la soirée se nomme Une bataille après l’autre, le film de Paul Thomas Anderson, largement salué par les votants et reparti avec plusieurs trophées majeurs.
Le long métrage s’impose dans les catégories les plus convoitées et confirme l’aura intacte de son réalisateur. Mise en scène, scénario, interprétation secondaire, la reconnaissance est large et nette. Une domination qui laisse peu de place aux concurrents, dans une année pourtant riche en propositions internationales.
Dans le registre dramatique, Hamnet tire son épingle du jeu. Le film décroche le Globe du meilleur film et offre à Jessie Buckley une récompense méritée pour une composition sensible et intense. Une victoire qui souligne l’intérêt persistant des jurés pour des récits intimes, portés par des performances d’acteurs très incarnées.
La soirée a également distingué Sinners pour sa musique et son succès populaire, tandis que l’animation s’est invitée au palmarès avec KPop Demon Hunters. Côté interprétation masculine, Wagner Moura est récompensé pour L’Agent secret, une coproduction à laquelle la France est associée, sans pour autant que cela se traduise par une vague de trophées tricolores.
Car le constat reste amer pour le cinéma français. Malgré plusieurs nominations, aucune œuvre hexagonale ne parvient à s’imposer au moment du verdict. Un écart qui rappelle la difficulté persistante à transformer la reconnaissance critique en récompense internationale lors de ce type de cérémonie.
La soirée aura toutefois permis à Timothée Chalamet de briller. Sacré pour son rôle dans Marty Supreme, l’acteur confirme son statut de valeur sûre et son ancrage définitif dans le paysage hollywoodien, à la frontière entre cinéma d’auteur et productions grand public.
Ces Golden Globes 2026 dessinent ainsi une édition maîtrisée, peu audacieuse, mais révélatrice d’un système qui préfère la continuité aux paris risqués. Un avant-goût des Oscars, où la bataille s’annonce tout aussi serrée.
Angelo GIACO
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Golden Globes 2026, Hollywood se serre les coudes
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