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- Cookies | ZENIO
Consultez la politique de cookies de ZENIO pour comprendre comment les cookies sont utilisés sur notre site et gérer vos préférences. Politique en matière de cookies 1. Qu'est-ce qu'un cookie ? Un cookie est un petit fichier constitué de lettres et de chiffres, et téléchargé sur votre ordinateur lorsque vous accédez à certains sites Web. En général, les cookies permettent à un site Web de reconnaître l'ordinateur de l’utilisateur. La chose la plus importante à savoir sur les cookies que nous plaçons est qu'ils servent à améliorer la convivialité de notre site web, par exemple en mémorisant les préférences du site et les paramètres linguistiques. 2. Pourquoi utilisons-nous des cookies ? Nous pouvons utiliser des cookies et d'autres technologies similaires pour un certain nombre de raisons, par exemple : i) pour des besoins de sécurité ou de protection contre la fraude, et afin d'identifier et de prévenir les cyber-attaques, ii) pour vous fournir le service que vous avez choisi de recevoir de notre part, iii) pour contrôler et analyser les performances, le fonctionnement et l'efficacité de notre service et iv) améliorer votre expérience utilisateur. 3. Tableau des cookies : 4. Vos choix : Pour en savoir plus sur les cookies, notamment sur la manière de voir quels cookies ont été définis et de comprendre comment les gérer, les supprimer ou les bloquer, visitez https://aboutcookies.org/ ou https://www.allaboutcookies.org/fr/. Il est également possible d'empêcher votre navigateur d'accepter les cookies en modifiant les paramètres concernés dans votre navigateur. Vous pouvez généralement trouver ces paramètres dans le menu « Options » ou « Préférences » de votre navigateur. Veuillez noter que la suppression de nos cookies ou la désactivation de futurs cookies ou technologies de suivi pourront vous empêcher d'accéder à certaines zones ou fonctionnalités de nos services, ou pourront autrement affecter négativement votre expérience d'utilisateur. Les liens suivants peuvent être utiles, ou vous pouvez utiliser l'option « Aide » de votre navigateur. Paramètres des cookies dans Firefox Paramètres des cookies dans Internet Explorer Paramètres des cookies dans Google Chrome Paramètres des cookies dans Safari (OS X) Paramètres des cookies dans Safari (iOS) Paramètres des cookies dans Android Pour refuser et empêcher que vos données soient utilisées par Google Analytics sur tous les sites Web, consultez les instructions suivantes : https://tools.google.com/dlpage/gaoptout?hl=fr Il se peut que nous modifions cette politique en matière de cookies. Nous vous encourageons à consulter régulièrement cette page pour obtenir les dernières informations sur les cookies.
- Politique de vie privée | ZENIO
Découvrez comment ZENIO collecte, utilise et protège vos données personnelles lorsque vous naviguez sur notre site ou utilisez nos services. Politique de vie privée Dernière mise à jour : 12 décembre 2024 Chez ZEN MEDIA SRL (siège social : Chaussée de Charleroi 624, 5100 Jambes, Belgique), nous accordons une grande importance à la confidentialité et à la protection de vos données personnelles. La présente politique vise à vous informer sur les données que nous collectons, les raisons pour lesquelles nous les utilisons, ainsi que vos droits. 1. Collecte des données personnelles Nous collectons vos données personnelles dans les situations suivantes : Lorsque vous vous inscrivez à notre magazine Zenior ou utilisez nos services. Lorsque vous participez à nos concours, événements ou campagnes. Lorsque vous naviguez sur notre site internet www.zenio.be . Les données collectées peuvent inclure : Nom, prénom, adresse postale, e-mail, numéro de téléphone. Informations professionnelles, préférences, ou intérêts exprimés via des formulaires ou enquêtes. Données techniques, comme l'adresse IP, type de navigateur, ou historique de navigation sur notre site. 2. Utilisation des données personnelles Vos données personnelles sont utilisées pour : Fournir nos produits et services, y compris l’envoi de notre magazine. Personnaliser votre expérience et vous proposer des contenus adaptés à vos intérêts. Vous informer sur nos actualités, offres et promotions, si vous avez donné votre consentement. Respecter nos obligations légales, telles que la conservation des données fiscales. 3. Conservation des données Vos données sont conservées aussi longtemps que nécessaire pour atteindre les objectifs précités ou pour répondre à nos obligations légales. 4. Sécurité des données Nous mettons en œuvre des mesures techniques et organisationnelles appropriées pour protéger vos données contre tout accès non autorisé, perte ou modification. 5. Partage des données Vos données personnelles peuvent être partagées avec : Des prestataires tiers pour des services tels que l'hébergement, l'analyse de données ou la gestion des campagnes marketing. Les autorités compétentes, si la loi l'exige. 6. Vos droits Vous avez le droit de : Accéder à vos données personnelles et demander leur rectification ou suppression. Vous opposer à leur utilisation à des fins de marketing. Retirer votre consentement à tout moment. Pour exercer vos droits, contactez-nous à info@zenio.be ou par courrier à l'adresse suivante : ZEN MEDIA SRL, Chaussée de Charleroi 624, 5100 Jambes, Belgique. 7. Cookies Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience sur notre site. Pour plus d'informations, veuillez consulter notre politique relative aux cookies disponible sur www.zenio.be . 8. Modifications de la politique de confidentialité Nous nous réservons le droit de modifier cette politique à tout moment. Toute modification sera publiée sur cette page. Nous vous invitons à consulter régulièrement cette politique pour rester informé. Pour toute question ou réclamation, veuillez contacter notre responsable de la confidentialité via notre formulaire de contact .
- Numéro gratuit | ZENIO
Avant de vous abonner, feuilletez gratuitement notre précédent numéro et découvrez notre univers 100% positif. Numéro gratuit Avant de vous abonner, feuilletez gratuitement notre précédent numéro et découvrez notre univers 100% positif. 📩 Entrez simplement votre nom, prénom et votre adresse e-mail pour recevoir votre exemplaire gratuit. Nom de famille* Prénom* E‑mail* En cochant cette case, j'approuve les conditions générales de ZENIO et j'autorise la réception des newsletters de ZEN MEDIA (éditeur du magazine). Politique de vie privée * Recevoir mon numéro gratuit
- Règlement jeux & concours | ZENIO
Règlement des jeux et concours organisés par ZENIO : découvrez les conditions de participation, les modalités de désignation des gagnants et la remise des prix. Règlement des jeux & concours Le présent règlement édicte les règles générales applicables à tout jeu-concours organisé par Zen Média SRL (ci-après « l'Organisateur »), éditeur du magazine Zenio, dont le siège social est établi Chaussée de Liège 624, 5100 Jambes, immatriculée sous le numéro d'entreprise 1014.140.074, sur l'ensemble de ses supports (magazine Zenio, site internet, réseaux sociaux et toute autre plateforme éditée par l'Organisateur). Les conditions particulières de chaque concours (intitulé, dates, mot-clé, coût de participation, dotation, modalités précises de désignation du gagnant, etc.) sont publiées séparément, en complément du présent règlement général. En cas de contradiction entre les conditions particulières d'un concours et les dispositions du présent règlement général, les conditions particulières prévalent. 1. Critères de participation Les concours sont ouverts à toute personne physique majeure, domiciliée en Belgique au moment de sa participation. Dans le cas particulier où des mineurs seraient invités à participer, ils ne peuvent le faire que sous la responsabilité et avec l'accord écrit et préalable d'un parent ou de la personne exerçant l'autorité parentale, et jamais pour un jeu impliquant une mise financière du mineur lui-même. 2. Modalités de participation et de sélection des gagnants Selon le concours, la participation peut se faire par SMS, par formulaire de participation en ligne, par courrier, ou par tout autre moyen précisé dans les conditions particulières. Sauf mention contraire dans les conditions particulières, le gagnant est désigné par tirage au sort parmi l'ensemble des participations valides reçues durant la période du concours, dans un délai de 7 jours suivant la clôture de celui-ci. Les conditions particulières peuvent prévoir un autre mode de sélection (par exemple sur base de réponses à une ou plusieurs questions, ou selon un algorithme prédéterminé), auquel cas ce mode prévaut pour le concours concerné. Toute participation incomplète, tardive, multiple au-delà de ce qui est autorisé, ou non conforme au règlement applicable, sera considérée comme nulle. 3. Sous-traitance de l'organisation et des services techniques L'Organisateur se réserve le droit de sous-traiter tout ou partie de l'organisation, de la gestion technique ou de l'exploitation des concours — notamment le service de SMS et la plateforme associée — à une société tierce. Cette dernière s'engage à respecter et à faire appliquer le présent règlement, et pourra être chargée du suivi des contestations ou réclamations liées au concours, au nom et pour le compte de l'Organisateur. 4. Dates et durée du concours Les dates et la durée de chaque concours sont déterminées au cas par cas et communiquées dans les conditions particulières du concours. 5. Dotations (cadeaux) Pour chaque concours, la dotation est clairement présentée dans les conditions particulières. Sauf mention contraire, les dotations sont personnelles, incessibles et ne peuvent être échangées contre un autre lot ni converties en espèces. Par défaut, les offres de séjour sont proposées hors des congés scolaires et selon les disponibilités du partenaire concerné. 6. Information du gagnant et remise de la dotation Le gagnant est averti selon le ou les moyens précisés dans les conditions particulières (téléphone, SMS, e-mail, courrier). Il est de la responsabilité du participant de rester joignable aux coordonnées communiquées lors de sa participation. Le participant pourra être disqualifié si l'Organisateur, ou la société tierce visée à l'article 3, ne parvient pas à le contacter dans le délai prévu. Sans réaction du gagnant dans les 30 jours suivant la notification de son gain, celui-ci sera considéré comme ayant renoncé à son lot, qui pourra être remis en jeu ou attribué à un autre participant. Une fois la dotation remise, celle-ci est sous l'entière responsabilité du gagnant ; l'Organisateur ne pourra être tenu responsable d'une perte, d'un vol ou d'un dommage postérieur à la remise. 7. Utilisation du nom et de l'image En acceptant sa dotation, le gagnant autorise l'Organisateur à mentionner son nom et, le cas échéant, à utiliser une photo ou un témoignage dans le cadre de la communication relative au concours (magazine, site internet, réseaux sociaux), sans contrepartie financière. 8. Limites particulières Les jeux-concours organisés par l'Organisateur sont disponibles uniquement en langue française. Le personnel de l'Organisateur, des sociétés sous-traitantes ou partenaires pour le concours concerné (y compris leurs agences de publicité et de communication), ne peut participer aux concours, que ce soit personnellement ou par l'intermédiaire de membres de leur famille ou de cohabitants résidant sous leur toit. La participation de tout mineur d'âge est soumise à l'accord écrit et préalable d'un parent ou de la personne exerçant l'autorité parentale. En cas de cessation d'activité de la société offrant la dotation avant la remise de celle-ci, l'Organisateur se réserve le droit d'annuler le concours ou d'en modifier la dotation. En pareil cas, l'Organisateur est dégagé de toute responsabilité tant à l'égard des participants qu'à l'égard du gagnant. Lorsque le concours porte sur un évènement (foire, spectacle, concert, etc.) pour lequel la dotation consiste en un ou plusieurs accès à celui-ci, en cas de décision des organisateurs de l'évènement ou des autorités compétentes de l'annuler, pour quelque cause que ce soit, préalablement ou le jour de l'évènement, l'Organisateur sera dégagé de toute responsabilité tant à l'égard des participants qu'à l'égard du ou des gagnant(s). Les accès gagnés pour un évènement annulé ne pourront être compensés par aucun moyen. Tout gain effectivement remporté entraîne automatiquement l'impossibilité de remporter un autre gain à un autre concours organisé par l'Organisateur, et ce pour une durée de 2 mois minimum, sauf mention contraire dans les conditions particulières. Toute participation jugée comme entraînant une suspicion de fraude sera considérée comme nulle. Pourra notamment entraîner une suspicion de fraude : toute manipulation des données informatiques liées au concours, ou la présence de gains parmi des participations provenant d'adresses manifestement proches ou liées. Dans ces cas, l'Organisateur se réserve le droit de disqualifier la ou les personnes soupçonnées de fraude et/ou d'annuler le concours, sans préjudice de la mise en cause de la responsabilité du ou des fraudeurs. 9. Réclamations Toute contestation ou réclamation relative à un concours peut être adressée par écrit à Zen Média SRL, Chaussée de Liège 624, 5100 Jambes, ou par e-mail via notre formulaire de contact . 10. Demande d'information relative au concours L'Organisateur répond aux demandes d'information relatives aux concours par e-mail via notre formulaire de contact ou par courrier à l'adresse Chaussée de Liège 624, 5100 Jambes. 11. Modification, suspension ou annulation du concours L'Organisateur se réserve le droit de modifier, suspendre ou annuler tout ou partie d'un concours, à tout moment et sans préavis, notamment en cas de force majeure, de circonstances indépendantes de sa volonté, ou de comportement compromettant l'équité, la sécurité ou la bonne exécution du concours. Sa décision est définitive et sans recours. 12. Acceptation et publication du règlement La participation à un concours implique l'acceptation pleine et entière du présent règlement général ainsi que des conditions particulières applicables. Le présent règlement est communiqué gratuitement à toute personne qui en fait la demande écrite, et est disponible en permanence à l'adresse www.zenio.be/reglement-concours . Les conditions particulières de chaque concours sont, le cas échéant, accessibles via le support de participation (formulaire, site internet) ou toute autre adresse mentionnée dans la communication du concours. 13. Protection des données à caractère personnel Les données à caractère personnel des participants à un concours sont traitées par Zen Média SRL, responsable du traitement, conformément au Règlement (UE) 2016/679 du 27 avril 2016 (RGPD) et à la loi belge du 30 juillet 2018 relative à la protection des personnes physiques à l'égard des traitements de données à caractère personnel. Les modalités de traitement (finalités, durées de conservation, destinataires) sont détaillées dans la déclaration de protection des données de Zenio, disponible à l'adresse www.zenio.be/politique-de-vie-privee Conformément au RGPD, chaque participant dispose à tout moment de la faculté d'exercer ses droits d'accès, de rectification, d'opposition, de limitation, d'effacement et de portabilité de ses données, à exercer par e-mail à info@zenio.be ou par courrier à l'adresse Chaussée de Liège 624, 5100 Jambes. Le participant dispose également du droit d'introduire une réclamation auprès de l'Autorité de protection des données (APD) — www.autoriteprotectiondonnees.be . 14. Droit applicable et juridiction compétente Le présent règlement est soumis au droit belge. Tout litige relatif à son application ou à son interprétation relève de la compétence exclusive des tribunaux de Liège, division Namur.
- Disclaimer | ZENIO
Consultez le disclaimer de ZENIO pour connaître les limites de responsabilité liées aux informations et contenus publiés sur notre site. Disclaimer RESPONSABILITÉ & VIE PRIVÉE Le règlement suivant s'applique à toutes les activités de ZEN MEDIA SRL (siège social : Chaussée de Charleroi 624, 5100 Jambes, Belgique). En utilisant ce site ou les services associés, l'utilisateur est réputé avoir pris connaissance des présentes conditions, les comprendre et les accepter sans réserve. 1. RESPONSABILITÉ ZEN MEDIA SRL s'efforce de fournir des informations actualisées, fiables et complètes. Cependant, des erreurs peuvent survenir. Celles-ci seront corrigées dès que possible, mais ZEN MEDIA SRL ne garantit pas l'exactitude, l'exhaustivité ou la pertinence des informations fournies. Les contenus du site et du magazine Zenio sont de nature générale et ne constituent en aucun cas une base légale ou un conseil personnalisé. ZEN MEDIA SRL décline toute responsabilité pour les dommages, directs ou indirects, résultant de l'utilisation des informations disponibles. L'utilisateur est seul responsable de vérifier l'exactitude et la pertinence des données. ZEN MEDIA SRL ne peut être tenue responsable des interruptions ou perturbations techniques qui pourraient survenir, ni des éventuels dommages causés aux équipements ou logiciels des utilisateurs. 2. DROIT D'AUTEUR Tous les contenus, y compris textes, images, logos et mises en page, sont la propriété exclusive de ZEN MEDIA SRL ou de ses partenaires. Toute modification, reproduction, distribution ou exploitation commerciale est strictement interdite sans autorisation écrite préalable. Le téléchargement et la copie pour un usage strictement privé sont autorisés, à condition de mentionner la source. Pour toute autre utilisation, y compris commerciale, une autorisation préalable est requise. Les noms, logos et marques présents sur ce site sont protégés par les lois nationales et internationales. Leur utilisation sans consentement écrit est interdite. 3. PROTECTION DE LA VIE PRIVÉE Les données personnelles collectées via ce site sont traitées conformément à la législation belge en matière de protection des données. Consultez notre politique de confidentialité pour plus d'informations. 4. HYPERLIENS Les hyperliens vers le site de Zenio sont autorisés uniquement après approbation écrite de ZEN MEDIA SRL. ZEN MEDIA SRL décline toute responsabilité quant au contenu des sites tiers liés et n'approuve pas nécessairement les produits ou services qui y sont proposés. 5. INFORMATIONS FINANCIÈRES Les données financières disponibles sur ce site ou dans le magazine Zenio sont purement informatives et peuvent être modifiées sans préavis. Elles ne constituent en aucun cas un conseil juridique, professionnel ou d'investissement. Toute décision prise à partir de ces informations relève de la responsabilité exclusive de l'utilisateur. 6. LITIGES Tout litige relatif au site ou aux services de ZEN MEDIA SRL est soumis au droit belge. Les tribunaux de Liège, division Namur, sont seuls compétents pour en connaître. 7. MODIFICATIONS ZEN MEDIA SRL se réserve le droit de modifier ces conditions à tout moment. Toute modification sera publiée sur le site et applicable immédiatement. Pour toute question ou demande, veuillez nous contacter via le formulaire de contact .
- Marylène Bergmann : Une voix, un sourire et des décennies de télévision | Zenio
1 mai 2025 Marylène Bergmann : Une voix, un sourire et des décennies de télévision S’il y a bien un visage qui a marqué le petit écran, c’est le sien. Speakerine, animatrice, journaliste… elle a tout fait ! Même la météo. Avec élégance et talent, elle a traversé 42 ans de carrière sans jamais perdre son éclat. Retour sur un parcours digne d’un prime time. © Norbert Graas/RTL Le 1er mai 1957, à Verdun, naît une future star du petit écran. Fascinée dès l’enfance par le glamour d’Hollywood, Marylène Bergmann rêvait sans doute de paillettes, mais pas forcément de se retrouver à la télévision. Pourtant, le hasard fait bien les choses. En janvier 1976, alors qu’elle assiste à une séance de dédicace du livre « Télé-Luxembourg a 20 ans », le directeur des programmes, Jacques Navadic, repère la jeune femme. Il lui demande si faire de la télévision l’intéresserait. Timide, Marylène bredouille un « oui » et donne ses coordonnées. Quelques mois plus tard, Navadic tient parole et lui propose de remplacer temporairement une speakerine en congé de maternité. Le 24 septembre 1977, elle fait sa première apparition en direct : « Je ne suis pas près d’oublier ce samedi. J’avais un trac fou !» La direction hésite pourtant à l’engager définitivement : « On me trouvait trop provinciale et timide, avec une voix mal posée et quelques kilos en trop », se souvient-elle. Mais pas question d’abandonner. En 1979, elle tente sa chance lors d’un concours de speakerines… et décroche le poste ! Un duo inoubliable A ses débuts, alors qu’elle annonce le programme de la soirée, Marylène sympathise avec un éclairagiste ambitieux, Jean-Luc Bertrand, qui rêve de faire de la télé. Coup du destin, ils deviennent collègues dans « L’École Buissonnière », une émission jeunesse de Télé-Luxembourg. Quand l’animateur vedette Claude Robert prend sa retraite, la chaîne lance en 1979 « Citron Grenadine ». Aux commandes : Michèle Etzel et Georges Lang, déjà bien installés, et les petits nouveaux Marylène et Jean-Luc, qui conquièrent le cœur des enfants. « Cette émission a marqué toute une génération, et on m’en parle encore aujourd’hui ! » confie-t-elle. Avec « Le Train des Jouets », qui les emmène directement à la rencontre du public, l’engouement est à son comble. Le duo enchaîne ensuite les émissions comme « Stop ou Star » et « Bleu Nuit ». Une décennie de surprises Les années 80 ? Pour Marylène, c’est comme si c’était hier ! Entre émissions à succès et notoriété grandissante, elle navigue en plein tourbillon médiatique. Et puis, il y a ce fameux voyage aux États-Unis pour un reportage avec « Ciné-Revue »… Direction les studios de la série « Santa Barbara » où, contre toute attente, on lui propose un rôle ! « J’ai cru que c’était une blague ! », révèle-t-elle en riant. Mais pas question de prendre une décision sur un coup de tête. Elle décline et rentre au Luxembourg, où elle poursuit l’animation des programmes. En 1986, nouveau rebondissement : un producteur belge, Alain Paeps, (aujourd’hui administrateur chez Zenior) lui propose d’enregistrer un single, « Solitaire », dans l’esprit du tube « Ouragan » de Stéphanie de Monaco. Succès immédiat ! Pourtant, après un second titre, elle décide de tourner la page musicale. Le chant, c’est sympa… mais rien ne vaut l’adrénaline du direct télé. De l’animation aux infos En 1987, lors de la création de RTL tvi, Marylène est contrainte de rester sur la version française de RTL Télévision. Elle fait quelques apparitions, notamment au « Belgian Car Trophy », mais c’est en Lorraine qu’elle devient la journaliste préférée du public. Début des années 90, la station lui propose un défi de taille : présenter « Le 40 Minutes », le journal d’actualité. « Un virage à 180 degrés ! » commente-t-elle. Pendant cinq ans, elle informe les téléspectateurs avec rigueur et professionnalisme. En 1995, elle est choisie pour être le visage de la soirée des « 40 ans de RTL », 4 heures de live depuis la mythique Villa Louvigny. Une dose de frisson supplémentaire, même après tant d’années d’expérience ! Une carrière bien remplie En 1998, Marylène retrouve le public belge avec « La Main à la Patte », une émission animalière qui cartonne le dimanche après-midi. Exit les escarpins et le tailleur, place au jean et aux bottes pour aller à la rencontre des habitants et de leurs compagnons à poils, plumes et écailles. « Une jolie aventure qui m’a permis de découvrir le pays », avoue-t-elle. Elle animera l’émission jusqu’en 2003, avant que RTL tvi ne lui confie des émissions événementielles sur des thèmes de société. Mais c’est sur RTL9 puis Mirabelle TV, chaîne régionale de l’Est de la France, qu’elle clôturera son parcours avec « De vous à moi », où elle reçoit des personnalités lorraines pour des entretiens intimistes, et « C’est notre histoire », une émission mensuelle de 52 minutes sur le patrimoine régional. Le 1er mai 2019, jour de ses 62 ans, Marylène prend sa retraite après 42 ans de télévision. Un parcours exemplaire… et un sourire inoubliable. Fabrice STAAL Article précédent Article suivant À lire aussi... Plus de 2.000 km pour prendre l’air Envie d’une escapade au grand air ? La province d’Anvers dévoile quatre nouvelles cartes de randonnée, avec 128 kilomètres d’itinéraires supplémentaires. De quoi chausser ses bottines et profiter des couleurs de l’automne. Lire l'article Quand les enfants racontent les inondations Le dimanche 15 novembre, le Théâtre L’Autre Rive, à Polleur, accueille un spectacle bouleversant et porteur d’espoir, inspiré des inondations de juillet 2021. Lire l'article Votre voiture vient vous chercher Se garer sans toucher au volant ou demander à sa voiture de venir vous récupérer. Avec l'intelligence artificielle, OMODA & JAECOO imaginent une nouvelle façon de prendre la route. Lire l'article À Bobbejaanland, la pluie a du bon Une journée au parc gâchée par les averses ? Bonne nouvelle : vous pourrez désormais revenir gratuitement. Mais attention, quelques conditions s'imposent. Lire l'article Pairi Daiza : bienvenue à Ran Ran Une nouvelle boule de poils s'apprête à faire craquer les visiteurs du parc de Brugelette. En novembre, une femelle panda géant de neuf ans arrivera tout droit de Chine. Lire l'article Restons en contact Un peu de positif dans votre boîte mail. Recevez nos plus belles découvertes, nos rencontres et nos concours directement dans votre boîte mail. Inscrivez-vous Et si le plaisir continuait sur papier ? Retrouvez nos rencontres, reportages et découvertes dans chaque numéro de ZENIO. 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- Emilie Dupuis : « J’ai quitté le bateau avec un goût de trop peu » | Zenio
5 août 2025 Emilie Dupuis : « J’ai quitté le bateau avec un goût de trop peu » Embarquement immédiat pour l’aventure ! Dernièrement, l’animatrice de RTL-TVI a largué les amarres direction les États-Unis à bord du géant des mers signé MSC Cruises. Une expérience inoubliable… © RTL/DR Qu’est-ce qui vous a séduite dans cette croisière au départ de Miami ? C’était une grande première pour moi. J’avais déjà vu les publicités, bien sûr, mais tant qu’on ne l’a pas vécu, on ne mesure pas réellement ce que cela représente. Ce qui m’a étonnée, c’est la diversité à bord. On en a souvent une image un peu vieillotte… mais c’est tout l’inverse. Entre les restaurants (mexicain, japonais, italien, steakhouse), les bars à vin, les spectacles et les boutiques, l’offre est bluffante. Il paraît que vous avez eu un coup de cœur pour le spa ? Oui, il est extraordinaire. L’un des plus beaux que j’aie pu tester. On trouve aussi une salle de sport ultra moderne, du spinning, et pour les enfants, une Lego room et même un mini Luna Park. Basket, autos tamponneuses… c’est un terrain de jeu flottant. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est ce vrai sentiment de vacances. Moi qui réserve souvent des locations en famille – avec tout ce que cela implique : ménage, repas, organisation – là, j’ai pu déconnecter complètement. Un luxe. Qu’avez-vous ressenti en montant à bord pour la première fois ? Une sensation de grandeur, difficile à décrire. Tant qu’on ne l’a pas expérimentée, on ne peut pas vraiment comprendre. Le moment où l’on réalise qu’on est au beau milieu de l’océan est saisissant. Ça m’a rappelé ce que j’ai connu en posant le pied à New York pour la première fois : un mélange de vertige et d’émerveillement. Une impression d’immensité, presque irréelle. Et le mal de mer ? Aucune inquiétude ? Quand on voyage seule, sans ses enfants, il y a toujours une légère appréhension. Une petite voix qui dit : « S’il m’arrivait quelque chose ? ». En réalité, je n’ai eu aucune angoisse. Le départ s’est fait de nuit, et je dormais profondément. Je me suis réveillée vers 3h du matin, avec la sensation d’un très léger mouvement, mais d’une incroyable douceur. Le bateau est d’une stabilité remarquable. Le pot de crème posé sur la table de nuit n’avait pas bougé. On perçoit juste un frisson subtil, comme pour nous rappeler qu’on est loin de la terre ferme. Mais c’est presque apaisant. Avez-vous adapté votre valise ? Pas particulièrement. J’ai fait escale aux Bahamas, et on y visite l’île comme n’importe quelle autre destination. Le soir, les passagers aiment s’apprêter un peu, ce qui crée une ambiance élégante sans être guindée. Côté valise, rien de très différent, à part peut-être… la crème solaire ! Le soleil tape fort, alors mieux vaut prévoir une bonne réserve. Heureusement, il y a toujours des coins d’ombre pour se protéger. Quelle activité vous a le plus marquée à bord ? Ce qui m’a touchée, c’est de ne pas avoir pu partager cette croisière avec mes enfants. Avec mon mari, on n’arrêtait pas de se dire : « Ils auraient adoré ! » . Alors on a testé les jeux, les toboggans, les balançoires… presque pour eux. Ils nous l’ont bien fait remarquer en découvrant les photos : « Vous avez fait tout ça sans nous ? ». C’est le seul petit regret que je garde. Car je suis convaincue que cette aventure les aurait marqués à vie. Et côté escales, un coup de cœur ? L’itinéraire était assez simple — Miami, Bahamas, puis retour — mais Ocean Cay, l’île privée de MSC, a été un moment fort. C’est un endroit entièrement conçu pour les croisiéristes, avec le même niveau de service qu’à bord, mais dans un décor de rêve : sable blanc, eau turquoise… Un paradis. L’excursion la plus marquante ? Nager avec les raies. Je ne m’y attendais pas du tout. Je pensais embarquer pour une sortie bateau tranquille, et puis on nous a proposé de plonger. Un moment d’hésitation… puis tout le monde a sauté à l’eau. Nourrir les raies, les voir évoluer autour de nous, c’était magique. Hypnotique, même. Mon mari n’est pas resté longtemps, mais moi, j’aurais pu y passer la journée ! Si vous deviez résumer cette croisière en quelques mots ? Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. J’aurais volontiers prolongé le séjour. Bien sûr, ce n’est pas une aventure extrême ou une expédition sportive. Mais pour se détendre, profiter, bien manger, découvrir plusieurs endroits en un seul voyage… c’est l’idéal, un peu comme une dégustation. On savoure un échantillon de chaque destination, et parfois, ça donne envie d’y revenir pour en découvrir plus. C’est cette richesse-là que j’ai adorée. Fabrice STAAL Article précédent Article suivant À lire aussi... Des télé-crochets à « The Voice » : l’art de chanter sous l’œil de la caméra Bien avant les fauteuils rouges et les votes par SMS, des anonymes se lançaient en direct, approximatifs ou audacieux, pendant que le petit écran découvrait qu’un micro pouvait tracer des destins. Lire l'article Petits écrans, grandes histoires : L’aventure des émissions enfantines Puisque Dorothée a déjà déroulé le fil de ses souvenirs, place aux autres figures qui ont envahi nos écrans, de « Citron Grenadine » à « Lollipop », sans oublier quelques légendes en peluche. Dinosaures orange, marionnettes insolentes et musiques entêtantes ont façonné nos après-midis bien plus qu’on ne veut l’admettre. Lire l'article Bienvenue chez Jack Daniel’s Il y a des lieux où l’on vient pour voir, sentir, écouter… mais surtout pas trinquer. Ce village improbable est pourtant le point de départ d’une histoire exportée dans le monde entier. Lire l'article La folle épopée du clip-vidéo ! Quand la télévision régnait en maître, voir son chanteur favori relevait de l’exploit. L'invention du clip a tout bouleversé, propulsant la musique sous les projecteurs et changeant à jamais la manière d'écouter... et de regarder. Lire l'article Sous les étoiles d’Hollywood, promenade sur le Walk of Fame Sous le soleil californien, certaines rues attirent plus de regards que bien des monuments. Du tout premier pavé à la plus récente célébrité, Zenior a arpenté ce boulevard légendaire, les yeux rivés au sol et l’imagination en éveil. Lire l'article Et si le plaisir continuait sur papier ? Retrouvez nos rencontres, reportages et découvertes dans chaque numéro de ZENIO. Dès 23,60 € par an Abonnez-vous Restons en contact Un peu de positif dans votre boîte mail. Recevez nos plus belles découvertes, nos rencontres et nos concours directement dans votre boîte mail. Inscrivez-vous Restons en contact Un peu de positif dans votre boîte mail. 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- Quand la télé mijote ! L’histoire gourmande des émissions culinaires. | Zenio
6 mai 2025 Quand la télé mijote ! L’histoire gourmande des émissions culinaires. Depuis des années, la télévision régale les amateurs de cuisine avec des programmes alléchants, mêlant recettes classiques et formats innovants. Le plaisir gustatif continue de s'inviter dans nos foyers. Retour sur six décennies de saveurs gastronomiques. © F STAAL Pendant des années, les émissions culinaires ont respecté un format classique : un chef derrière son plan de travail, préparant une recette face à la caméra, parfois seul, parfois accompagné. Ce concept , déjà en vogue dans les années 1970 sur Télé-Luxembourg, était mis à l’honneur dans des émissions telles que « Prestige de la cuisine », « L’Atout-cuisine du chef » ou encore « Les secrets du chef ». Animée par Claudine Ollinger et produite par Thérèse Leduc, cette dernière invitait les téléspectateurs à passer derrière les fourneaux avec elle. Elle déclarait avec passion : « La cuisine, c'est tellement chaleureux. Pour moi, l'un des plaisirs de la vie est de se retrouver ensemble, heureux, autour d'une bonne table. Tout ce qui contribue à ce bonheur mérite notre attention. Ces recettes sont simples, conviviales et idéales pour être partagées entre amis tout en échangeant des histoires. » Chaque semaine, le studio 1 de la Villa Louvigny devenait une véritable cuisine, où les plus grands chefs de la zone de diffusion de RTL , tels que Pierrick Guillou et Patrice Boely, venaient partager leur savoir-faire. L'émission a même donné naissance à un livre de recettes, enrichi par les contributions de personnalités comme Michel Drucker, qui y dévoilait sa recette de pain de saumon. Au début des années 1980 , l’animatrice Laurence Blaevoet inaugurait « Croque-Midi », où elle invitait les animateurs de RTL-Télévision à partager leurs talents culinaires. Parmi eux, Anouchka Sikorsky, qui raconte aujourd’hui des histoires dans Zenior , avait à l’époque concocté sa soupe de concombres, l’une de ses spécialités. Stars en cuisine En 1984, les téléspectateurs découvrent « La grande cuisine des copains », une émission animée par Brigitte Mahaux chaque jour à 18h15. Elle s’entoure alors de nombreuses stars telles que Dalida, Michou, Jean-Claude Brialy, Jean Marais et Francis Huster. Quelques mois plus tard, RTL-Télévision, précurseur en matière de programmes culinaires, reprend le concept de « Croque-Midi ». « C’est grâce à cette émission que j’ai appris à cuisiner », confie Michèle Etzel, qui coanimait l’émission aux côtés de Claude Rappé. Pendant ce temps, la RTBF intègre également une dimension culinaire dans son talk-show « Plein Jeu », présenté par Arlette Vincent, avec une séquence inspirée de celle de RTL. Toujours dans les années 1980, deux autres émissions culinaires marquent profondément le paysage télévisuel français. D’abord, « La cuisine des Mousquetaires » (1983), portée par Maïté et Micheline Banzet, rencontre un succès immédiat grâce à ses recettes généreuses et authentiques. L’accent chantant du Sud-Ouest de Maïté et son enthousiasme confèrent à l’émission un charme unique, mettant à l’honneur les traditions régionales à travers des plats rustiques et conviviaux. Ensuite, en 1987, « Quand c’est bon, il n’y a pas meilleur », diffusée sur FR3, propose une approche plus raffinée avec Joël Robuchon, invité régulier de François Roboth. Le célèbre chef dévoile les techniques des grandes tables en offrant des conseils accessibles, permettant au grand public de découvrir l’art culinaire d’exception. Les crêpes de Patriiiick Au début des années 1990, les premières émissions entièrement dédiées à la cuisine font leur apparition sur le petit écran. Sur RTL tvi, le duo père-fils Henry et Patrick Perret se fait remarquer avec l’émission « Père et Fils ». « Le premier tournage est un vrai désastre, on se dispute sans cesse, chacun voulant diriger », confiait Henry à l’époque. Plus classique dans son approche, « Gourmandise » (RTBF) devient une référence. Initialement diffusée chaque semaine, l’émission devient quotidienne , avec des recettes simples présentées par le journaliste Louis Willems, de 1987 à 1999. L’émission s’arrête malheureusement après le décès de son animateur », précise Guy Lemaire, producteur. D’autres programmes prennent également place sur RTL tvi, à l’image de « Comme chez vous », animé par Sabine Mathus et Jean-Paul Andret. Ce duo se distingue par une ambiance conviviale. L’animatrice se remémore avec humour un moment fort de la Chandeleur : « Je fais semblant de m'intéresser à la pâte à crêpes, mais en réalité, je suis surtout fascinée par Patrick Bruel, qui joue le jeu jusqu'au bout. » Chez nos voisins français , les programmes gastronomiques connaissent également un essor. Sur France 3, « Côté cuisine », avec Julie Andrieu, se démarque par sa mise en valeur des produits du terroir à travers des rencontres avec chefs et passionnés. De son côté, Maïté perpétue l’esprit chaleureux de « La cuisine des Mousquetaires » dans l’émission « À Table » (1997-1999), où elle partage des recettes authentiques et généreuses. Enfin, « Grands Gourmands » (1997), animé par Jean-Luc Petitrenaud, célèbre la richesse locale en explorant les produits frais et régionaux, reflet de l’attachement aux traditions et à la diversité des terroirs français. La cuisine à l’ère de la télé-réalité Dans les années 2000, les émissions de cuisine s’ouvrent à l’univers de la télé-réalité. Avec « Cuisine de stars », RTL tvi invite les téléspectateurs à découvrir les talents culinaires de personnalités publiques. Le 11 février 2006, Agathe Lecaron relève un défi audacieux : préparer une entrée, un plat et un dessert en « 1000 secondes » avec le chef Yves Mattagne sur RTL tvi. Le pari est tenu. Sandra Kim, première invitée, se souvient avec humour : « J'étais impatiente de goûter la cuisine d'Yves, mais je n'aime pas le poisson, et le menu du jour était... uniquement à base de poisson (Rires). Heureusement, il a changé le plat à la dernière minute, et c'était délicieux. » La décennie marque l’émergence de formats inspirés de la compétition. Des émissions comme « Un dîner presque parfait » et « Top Chef » sur M6 (également diffusées sur RTL tvi) connaissent un succès immédiat grâce à leurs défis gastronomiques opposant amateurs et professionnels. « MasterChef » sur TF1 suit la même dynamique, révélant des talents cachés parmi les cuisiniers amateurs. À côté de ces compétitions, des programmes plus conviviaux se développent. « C à vous » sur France 5, par exemple, combine interviews et cuisine en direct, créant une atmosphère chaleureuse et interactive. Depuis 2008, « Petits Plats en équilibre », le format court de TF1 animé par Laurent Mariotte, propose des recettes simples et accessibles, adaptées aux rythmes modernes. La Deux s’inscrit dans cette dynamique avec sa rubrique quotidienne dans « Sans chichis », animée par Joëlle Scoriels. En 2012, l’art de la pâtisserie gagne ses lettres de noblesse avec « Le Meilleur Pâtissier » sur M6 et RTL tvi. Ce concours, animé par Cyril Lignac et Mercotte, séduit les familles en mettant en lumière les classiques de la pâtisserie française. Philippe Etchebest enrichit cet engouement en 2014 avec « Objectif Top Chef » (M6 et RTL tvi), où il guide des apprentis cuisiniers dans l’espoir d’intégrer la célèbre compétition. Chez nous, « Comme un chef » (2013) sur La Une propose un concours où des amateurs, guidés par des chefs de renom, apprennent des techniques élaborées, promouvant ainsi la transmission des savoir-faire. Jean-Philippe Watteyne co-anime en 2015 « Les Ambassadeurs » sur la RTBF avec Armelle Gysen, Guy Lemaire et Philippe Soreil. Ensemble, ils explorent les régions belges pour mettre en valeur les produits locaux, les artisans et la richesse culinaire du terroir. En 2023, Watteyne cède sa place à Julien Lapraille. En 2019, David Martin, chef d’un prestigieux restaurant bruxellois, lance sur RTL tvi l’émission « Martin Bonheur », où il partage des recettes gourmandes et de saison, mettant en avant la simplicité et la saveur des produits frais. Des candidats de « Top Chef » à la RTBF Notre seconde chaîne publique cible un public jeune et connecté, en proposant des programmes centrés sur les tendances actuelles, la culture urbaine et les nouveaux modes de consommation, y compris en matière de gastronomie. Parmi ses émissions phares, on trouve « Max & Vénus », un talk-show diffusé dès 2017, avant même que La Deux ne devienne Tipik. Animée par Fanny Jandrain et Maximilien Dienst, ancien candidat de « Top Chef », l’émission mêle recettes accessibles et ambiance conviviale. Avec l’arrivée de cette nouvelle appellation, des formats innovants et interactifs voient le jour. « Challenge Burger » en est un exemple marquant : ce concours de street food place les participants en compétition pour préparer le meilleur burger. Tipik se distingue également par sa stratégie numérique, en adaptant ses contenus pour les réseaux sociaux et ainsi toucher un public plus large. Dans « Stress en cuisine », animé par Bénédicte Deprez et le chef Florian Barbarot (également ancien participant de « Top Chef »), deux cuisiniers s’affrontent pour reproduire une recette, un challenge à la fois intense et divertissant. Depuis 2020, Loïc Van Impe, jeune chef belge débordant de passion, présente « Loïc, fou de cuisine » sur RTL tvi. Ce programme valorise une cuisine inventive et accessible, inspirée de son quotidien et des tendances actuelles, avec des recettes rapides et faciles à réaliser. De son côté, Mory Sacko, ancien candidat de « Top Chef » en 2020, anime « Cuisine Ouverte » sur France 3. Lancée en février 2021, cette émission célèbre la richesse de la cuisine française en explorant les terroirs régionaux et en les mêlant à des influences culinaires du monde, notamment africaines et japonaises.Ces nouvelles émissions illustrent l’évolution de la télévision pour répondre aux attentes d’un public moderne. Burgers originaux, plats régionaux ou créations imaginatives signées par des chefs, la cuisine télévisée rassemble un large éventail de spectateurs. Préparer un repas à l’écran peut se révéler aussi fascinant qu’un match de foot, chaque étape ajoutant son lot de suspense. Et si votre soufflé s’effondre ? Pas de souci : l’essentiel est de savourer le plaisir de cuisiner et partager. Bon appétit ! Fabrice STAAL Article précédent Article suivant À lire aussi... Des télé-crochets à « The Voice » : l’art de chanter sous l’œil de la caméra Bien avant les fauteuils rouges et les votes par SMS, des anonymes se lançaient en direct, approximatifs ou audacieux, pendant que le petit écran découvrait qu’un micro pouvait tracer des destins. Lire l'article Petits écrans, grandes histoires : L’aventure des émissions enfantines Puisque Dorothée a déjà déroulé le fil de ses souvenirs, place aux autres figures qui ont envahi nos écrans, de « Citron Grenadine » à « Lollipop », sans oublier quelques légendes en peluche. Dinosaures orange, marionnettes insolentes et musiques entêtantes ont façonné nos après-midis bien plus qu’on ne veut l’admettre. Lire l'article Bienvenue chez Jack Daniel’s Il y a des lieux où l’on vient pour voir, sentir, écouter… mais surtout pas trinquer. Ce village improbable est pourtant le point de départ d’une histoire exportée dans le monde entier. Lire l'article La folle épopée du clip-vidéo ! Quand la télévision régnait en maître, voir son chanteur favori relevait de l’exploit. L'invention du clip a tout bouleversé, propulsant la musique sous les projecteurs et changeant à jamais la manière d'écouter... et de regarder. Lire l'article Sous les étoiles d’Hollywood, promenade sur le Walk of Fame Sous le soleil californien, certaines rues attirent plus de regards que bien des monuments. Du tout premier pavé à la plus récente célébrité, Zenior a arpenté ce boulevard légendaire, les yeux rivés au sol et l’imagination en éveil. Lire l'article Et si le plaisir continuait sur papier ? Retrouvez nos rencontres, reportages et découvertes dans chaque numéro de ZENIO. Dès 23,60 € par an Abonnez-vous Restons en contact Un peu de positif dans votre boîte mail. Recevez nos plus belles découvertes, nos rencontres et nos concours directement dans votre boîte mail. Inscrivez-vous Restons en contact Un peu de positif dans votre boîte mail. 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- Graceland : Le King n’a pas dit son dernier mot | Zenio
1 août 2025 Graceland : Le King n’a pas dit son dernier mot On a visité la maison d’Elvis Presley, et on en est ressorti avec des étoiles plein les yeux, des paillettes plein les poches, et une furieuse envie de se mettre au rock'n'roll. © Graceland Graceland, c’est un peu le Disneyland des fans d’Elvis. Sauf qu’ici, les oreilles sont en velours noir, les princesses portent des combinaisons à strass, et les feux d’artifice scintillent sur des vestes brodées. Nichée à Memphis, Tennessee, cette demeure dépasse largement le cadre d’une simple propriété. C’est un symbole, un sanctuaire un brin kitsch pour tous ceux qui savent dire « Thank you very much » avec le bon accent. Avant même d’apercevoir la façade, le décor est planté. Sur Elvis Presley Boulevard, les boutiques rivalisent d’adoration. Plus chargées que la garde-robe du King, elles débordent de t-shirts, casquettes, mugs, peluches, jeux de cartes, écharpes et cartes postales. Chaque vitrine semble murmurer « Love Me Tender » tout en glissant doucement la main vers votre portefeuille. Sous un soleil capable de ramollir un vinyle, on se réfugie dans le centre d’accueil. L’air conditionné y souffle comme un ventilo de scène à Vegas, et l’audioguide autour du cou devient votre nouveau compagnon de voyage. Billet VIP en main – parce qu’approcher la légende, ça se mérite – on croise une touriste suisse hilare, moulée dans un t-shirt Elvis. Elle lâche un « Ils rigolent pas avec le King ici ! » entre deux éclats de rire. C’est vrai, l’ambiance est presque religieuse, la file avance au rythme des plus grands tubes, diffusés en boucle. On finit par fredonner sans même s’en rendre compte. Nos voisins aussi. Vient le moment solennel de la photo souvenir, devant un Elvis en poster, brushing figé et sourire de cire. Souriez, vous êtes fan. Puis enfin, les portes s’ouvrent sur Graceland. En photo, elle semble immense. En réalité, c’est une résidence chic, sans extravagance, où flottent encore les effluves du cuir, du café et d’une époque suspendue. On a quelques secondes pour photographier la façade gardée par deux lions blancs avant d’être invités à avancer, presque au pas. À l’entrée, une hôtesse rappelle les règles. Pas de flash, pas de vidéos, pas de gestes déplacés. Pour la petite histoire, Elvis avait déboursé cent mille dollars pour offrir ce cocon à toute la tribu Presley. Vingt-trois pièces, huit salles de bains, et des téléviseurs dans quasi chaque recoin. Il faut le voir pour le croire. D’un coup, le surnom de « Roi du poste » prend toute son ampleur. Rien n’a bougé et l’émotion subsiste À l’intérieur, tout semble avoir été mis sur pause le 16 août 1977, jour de sa disparition. La moquette n’a pas bougé d’un poil. Les vitraux en forme de paon filtrent encore la lumière dans un salon figé dans le temps. Les rideaux, quant à eux, feraient pâlir d’envie n’importe quel décorateur amateur de rétro. On apprend qu’Elvis avait acquis cette demeure pour y vivre avec ses parents. Le sommet du kitsch ? La célèbre Jungle Room. Une pièce tropicale, cascade intégrée, tapis suspendu au plafond. Oui, au plafond. Dans cet univers peuplé de statues tiki et de canapés touffus, Elvis a enregistré plusieurs titres. Ce décor improbable a vu naître des morceaux devenus mythiques. La visite se poursuit dans la salle de billard, entièrement tapissée de tissus, plafond compris, dans un esprit chapiteau de cirque. Un peu plus loin, on découvre un petit bar aux meubles finement sculptés à la main, où une peluche solitaire repose sur un fauteuil, comme en attente du retour du King. La légende en boucle Côté musée, c’est une véritable caverne d’Ali Presley. Des disques d’or à perte de vue, des costumes plus étincelants qu’un casino de Vegas, des guitares, des paires de lunettes, des peignes... Rien ne manque. Ou presque. Un détail intrigue notre équipe. Un trophée remis par Georges Lang lors des « 30 ans de RTL-Télévision », en janvier 1985, n’est pas exposé. Volé ? Égaré ? Envoyé ailleurs ? Le mystère reste entier. Un agent glisse que l’objet est conservé dans un autre endroit. Peut-être. Ou peut-être qu’il préfère qu’on ne cherche pas trop. La visite se conclut dans le Jardin de Méditation. L’atmosphère y devient plus sobre, presque intime. Elvis repose là, entouré des membres de sa famille. Sur les murs, des messages griffonnés à la main témoignent d’un attachement qui ne faiblit pas. « Tu nous manques », écrivent les visiteurs. Et c’est vrai, à nous aussi, un peu. Graceland, c’est un drôle de mélange. Entre recueillement sincère, folklore pop et revêtements à motifs qui n’ont peur de rien. Un musée vivant, où l’on comprend que la star n’a pas seulement existé. Il a brillé de mille feux. Au détour d’une pièce trop chargée ou d’un souvenir en strass, on se surprend à fredonner tout bas « Can’t help falling in love… ». Fabrice STAAL Article précédent Article suivant À lire aussi... Des télé-crochets à « The Voice » : l’art de chanter sous l’œil de la caméra Bien avant les fauteuils rouges et les votes par SMS, des anonymes se lançaient en direct, approximatifs ou audacieux, pendant que le petit écran découvrait qu’un micro pouvait tracer des destins. Lire l'article Petits écrans, grandes histoires : L’aventure des émissions enfantines Puisque Dorothée a déjà déroulé le fil de ses souvenirs, place aux autres figures qui ont envahi nos écrans, de « Citron Grenadine » à « Lollipop », sans oublier quelques légendes en peluche. Dinosaures orange, marionnettes insolentes et musiques entêtantes ont façonné nos après-midis bien plus qu’on ne veut l’admettre. 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- La folle épopée du clip-vidéo ! | Zenio
13 janvier 2026 La folle épopée du clip-vidéo ! Quand la télévision régnait en maître, voir son chanteur favori relevait de l’exploit. L'invention du clip a tout bouleversé, propulsant la musique sous les projecteurs et changeant à jamais la manière d'écouter... et de regarder. © RTL Group Au milieu des années 70, bien avant que l'on puisse lancer sa chanson favorite d'un simple geste, les amateurs de musique devaient s'armer de patience. Installés devant leur poste, un plateau de chips à portée de main, ils guettaient l’apparition d’une vedette sur des émissions comme « Ring Parade » avec Guy Lux ou « Numéro Un », orchestré par Maritie et Gilbert Carpentier. À force de jongler entre orchestres, caméras et logistique de foire, une idée finit par s’imposer. Filmer les artistes à l’avance pour éviter la corvée des prestations en direct. André Torrent, voix phare de RTL Télé Luxembourg avec son « Super Jukebox », se souvient : « Les Américains filmaient déjà des chansons en 16 mm, mais chez nous, c'était hors de question. Les syndicats craignaient qu'on diffuse ces clips gratuitement ». Ambiance tendue. Face aux complications pour réunir quelques artistes sur un même plateau, une alternative émerge. Le vidéoclip, ou si l'on préfère, le disque en images. Plus élégant, plus économique et bien moins stressant pour les producteurs. Les Suédois d’ABBA, toujours précurseurs, flairent le filon. Agnetha, leur chanteuse, éreintée par les tournées, convainc le groupe de filmer leurs chansons dans leur pays. Une stratégie payante qui inspire rapidement d'autres artistes. Pourquoi se risquer aux aléas du direct, quand un clip soigneusement peaufiné peut tout dire — et souvent mieux qu’une performance hasardeuse ? La télé entre en scène Pendant que les États-Unis dominent le marché, RTL-Télévision décide de miser à fond sur cette révolution visuelle. La chaîne crée RTL Productions, filiale dotée d’équipements dernier cri, capables de rivaliser avec les meilleures infrastructures. À la tête de cet atelier d’images, René Steichen, surnommé « le sorcier de l’image », manie kaléidoscopes, ralentis envoûtants et effets de surimpression avec un savoir-faire qui fait école. Grâce à lui, la Villa Louvigny, puis les studios de Bertrange, deviennent des lieux de pèlerinage pour les stars. Julio Iglesias, Nana Mouskouri, Charles Aznavour, Lio et sa célèbre combinaison banane, Plastic Bertrand ou encore Shirley Bassey défilent devant ses caméras. Produire un clip coûte à l’époque 11 000 euros, une somme considérable pour quelques minutes d'images, mais les maisons de disques n'hésitent pas à investir. Sous l'impulsion de Steichen naissent des vidéos devenues mythiques. Michel Polnareff laisse tomber son micro à la fin de « Tam-Tam », Patrick Hernandez danse sur des dalles lumineuses pour « Born to be Alive », Lio virevolte dans une jungle de fruits, Plastic Bertrand plane littéralement dans « Ça plane pour moi ». Claude François lui-même immortalise « Alexandrie Alexandra » dans le mythique studio 1, le même que celui utilisé pour « Citron Grenadine ». Parmi les témoins privilégiés, Michèle Etzel, speakerine à l’époque, évoque une rencontre mémorable : « Même si je n’étais pas fanatique, je connaissais par cœur ses chansons. Un jour, en ouvrant ma loge, je suis tombée face à Claude François, sourire aux lèvres. Tellement surprise, je n’ai trouvé d’autre réflexe que de refermer la porte et m’enfuir ». Désormais, la musique se regarde Le 1ᵉʳ août 1981, un entrepreneur new-yorkais sent le vent tourner. Il crée une chaîne entièrement consacrée aux clips, diffusés sans interruption. MTV pour Music Television voit le jour. Premier clip diffusé, « Video Killed the Radio Star » des Buggles. Toute une déclaration. Le succès est fulgurant. Les adolescents américains découvrent leurs idoles autrement, chorégraphies audacieuses, mises en scène extravagantes, univers visuels aussi puissants que les mélodies. Madonna confiera plus tard que sans MTV elle n'aurait jamais percé aussi vite, Michael Jackson, Prince, Duran Duran ou Cyndi Lauper bâtissent leur notoriété sur ce nouvel écran magique. L’onde de choc traverse l’Atlantique. À RTL, André Torrent confie, non sans ironie. « Nous avions inventé MTV sans le savoir ». Les chaînes européennes s’adaptent rapidement. Antenne 2 lance « Bonsoir les clips », suivi par « Clip Club » à la RTBF, et « Clip Connection » sur RTL-Télévision. Le clip devient un nouveau rituel quotidien. On goûte devant la télévision, on dîne en regardant les dernières tendances vestimentaires, on prolonge la soirée à décortiquer tenues et chorégraphies déjantées. Désormais, la musique se regarde autant qu’elle s’écoute. Internet fait tourner la tête Comme toutes les grandes fêtes, celle du clip a aussi connu un lendemain douloureux. Dès le milieu des années 90, MTV commence à perdre de sa superbe. De nouvelles chaînes musicales comme MCM, The Music Box, Sky Channel ou M6 Music lui disputent un public de plus en plus volage. Mais c’est Internet qui porte le coup de grâce. La musique abandonne les écrans traditionnels pour s’immiscer dans les ordinateurs. Napster, YouTube et MySpace bouleversent les usages, donnant instantanément accès à des millions de vidéos. Dépassé, MTV tente de se réinventer, troquant peu à peu le clip pour des émissions de téléréalité telles que « Jackass » ou « Punk’d », où Ashton Kutcher piège des célébrités avec malice. Pour donner un ultime coup de pinceau nostalgique, certaines antennes spécialisées subsistent, comme MTV Live, qui diffusait concerts et séquences en haute définition. Mais même ces refuges sont menacés. En octobre 2025, MTV a annoncé la fermeture de ses chaînes musicales — MTV Music, MTV 80s, MTV 90s, Club MTV et MTV Live HD — au Royaume-Uni et en Europe d’ici au 31 décembre 2025. La seule chaîne MTV « classique » survivante continuera, mais désormais orientée presque exclusivement vers le divertissement. Le clip vidéo, lui, n’a pas disparu. Il vit désormais dans l’immensité du web. YouTube, devenu une scène planétaire, enchaîne les records de vues. « Gangnam Style » pulvérise les milliards, « Despacito » franchit d’autres sommets. Aujourd’hui, MTV jette l’éponge du support linéaire musical pour se concentrer sur le divertissement, un aveu d’échec tangible. Les clips ont été vaincus sur leur propre terrain. L’histoire ne s’arrête pas là. Tant qu’il y aura des chansons, il y aura des images pour les accompagner. Peut-être qu’un jour, les clips se projetteront directement sur nos rétines numériques pendant que nous danserons au milieu de notre salon virtuel. L’épopée continue. Fabrice STAAL Article précédent Article suivant À lire aussi... Des télé-crochets à « The Voice » : l’art de chanter sous l’œil de la caméra Bien avant les fauteuils rouges et les votes par SMS, des anonymes se lançaient en direct, approximatifs ou audacieux, pendant que le petit écran découvrait qu’un micro pouvait tracer des destins. Lire l'article Petits écrans, grandes histoires : L’aventure des émissions enfantines Puisque Dorothée a déjà déroulé le fil de ses souvenirs, place aux autres figures qui ont envahi nos écrans, de « Citron Grenadine » à « Lollipop », sans oublier quelques légendes en peluche. Dinosaures orange, marionnettes insolentes et musiques entêtantes ont façonné nos après-midis bien plus qu’on ne veut l’admettre. Lire l'article Bienvenue chez Jack Daniel’s Il y a des lieux où l’on vient pour voir, sentir, écouter… mais surtout pas trinquer. Ce village improbable est pourtant le point de départ d’une histoire exportée dans le monde entier. Lire l'article Sous les étoiles d’Hollywood, promenade sur le Walk of Fame Sous le soleil californien, certaines rues attirent plus de regards que bien des monuments. Du tout premier pavé à la plus récente célébrité, Zenior a arpenté ce boulevard légendaire, les yeux rivés au sol et l’imagination en éveil. Lire l'article Il était une fois la véritable saga de Walt Disney Avant de devenir l’empire aux grandes oreilles, il fut d’abord le rêve tenace d’un jeune dessinateur, un pari risqué sur une souris malicieuse, et une bataille contre la réalité. Voici une histoire vraie, pleine d’imagination — à raconter à vos enfants ou petits-enfants. Lire l'article Et si le plaisir continuait sur papier ? Retrouvez nos rencontres, reportages et découvertes dans chaque numéro de ZENIO. Dès 23,60 € par an Abonnez-vous Restons en contact Un peu de positif dans votre boîte mail. Recevez nos plus belles découvertes, nos rencontres et nos concours directement dans votre boîte mail. 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- Bienvenue chez Jack Daniel’s | Zenio
19 février 2026 Bienvenue chez Jack Daniel’s Il y a des lieux où l’on vient pour voir, sentir, écouter… mais surtout pas trinquer. Ce village improbable est pourtant le point de départ d’une histoire exportée dans le monde entier. © Zenio Tout commence dans une vallée paisible du Sud des États-Unis, à Lynchburg, une bourgade de moins de 700 habitants. C’est ici que l’on trouve la distillerie Jack Daniel’s, sanctuaire d’un breuvage aussi emblématique que son étiquette noire. Mais si vous pensiez pouvoir en déguster un verre au comptoir du coin, préparez-vous à une surprise. Le comté de Moore est un dry county (un comté sec), autrement dit, un endroit où la vente d’alcool est interdite. Oui, vous avez bien lu. Cette incohérence légale ne semble déranger personne. Au contraire, elle est devenue une fierté locale. « We make it here, we ship it there » (Nous le faisons ici, nous l’expédions ailleurs), plaisantent les guides. Vous verrez, ils ne manquent pas d’autodérision. Le secret est dans l’eau La découverte commence par la « Cave Spring Hollow », une source naturelle, véritable trésor de la distillerie. C’est là que Jack Daniel, le fondateur, a eu une intuition brillante, celle d’utiliser cette eau pure, filtrée naturellement par le calcaire, pour produire un whisky au goût unique. Le liquide coule à 13 degrés toute l’année, et il est si limpide qu’on le croirait béni par les anges du Tennessee. Elle reste encore aujourd’hui la seule et unique source d’approvisionnement en eau pour toute la production. L’endroit est bichonné comme un membre de la famille. Juste à côté, une statue en bronze de Jack Daniel se dresse devant elle. Affectueusement surnommée « Jack on the Rocks » (Jack sur les glaçons), elle dépasse largement la taille réelle du fondateur, qui mesurait à peine 1,57 mètre. Vient ensuite l’univers de la fabrication : les cuves de fermentation, les alambics, puis les fûts en chêne blanc dans lesquels le whisky vieillit lentement pendant plusieurs années. Le secret réside dans un procédé appelé « charcoal mellowing » (filtration au charbon), aussi connu sous le nom de Lincoln County Process. Il s’agit de filtrer le distillat à travers une couche de charbon de bois d’érable. Ce charbon, fabriqué sur place à partir de planches imbibées de whisky, parfume l’air d’une odeur inimitable. Ce rituel confère au spiritueux sa douceur caractéristique et une touche fumée reconnaissable entre toutes. Impossible de terminer sans un détour par le bureau de Jack Daniel. Là, attention à vos orteils. Car c’est ici qu’une mésaventure a inscrit son nom dans la légende. Un matin de 1906, agacé de ne pas réussir à ouvrir son coffre-fort (toujours visible aujourd’hui, à quelques mètres de la statue), Jack Daniel lui assène un coup de pied. Mauvaise idée. L’orteil s’infecte, l’infection se propage… et finit par avoir raison de lui. L’objet est aujourd’hui une pièce de musée autant qu’un avertissement de fonte. Une visite… sans ivresse Les guides, dotés d’un accent chantant, déroulent leurs histoires avec entrain. L’atmosphère sent bon le bois brûlé, la levure chaude et la mémoire du lieu. On circule d’un entrepôt à l’autre, entre bâtiments en briques rouges, wagonnets rouillés et barils empilés tels des sculptures éphémères. Rien n’est laissé au hasard. La déambulation se termine dans la salle de dégustation — mais uniquement pour les visiteurs ayant choisi la formule premium. Dans le strict respect de la loi locale, ces derniers peuvent savourer quelques centilitres d’un nectar patiemment vieilli. Pour les autres, restent les flacons commémoratifs vendus à la boutique, une exception légale autorisant l’achat sur place, mais sous l’étiquette du souvenir. La boutique White Rabbit propose même de faire personnaliser les bouteilles, pour offrir une relique sur mesure aux amateurs à jeun. Difficile, en repartant, de ne pas sourire face à cette Amérique paradoxale, capable de bâtir un empire du whisky… dans un comté où l’on n’a pas le droit d’en boire. Voilà tout le charme de Jack Daniel’s : un spiritueux mythique, encadré par la loi, et profondément enraciné dans son coin de pays. Alors si vous passez par le Tennessee, faites un détour par Lynchburg. Vous y découvrirez comment un homme obstiné, une source limpide et un coffre récalcitrant ont façonné une légende… que vous pourrez savourer, avec modération, une fois la frontière du comté franchie. Fabrice STAAL Article précédent Article suivant À lire aussi... Des télé-crochets à « The Voice » : l’art de chanter sous l’œil de la caméra Bien avant les fauteuils rouges et les votes par SMS, des anonymes se lançaient en direct, approximatifs ou audacieux, pendant que le petit écran découvrait qu’un micro pouvait tracer des destins. Lire l'article Petits écrans, grandes histoires : L’aventure des émissions enfantines Puisque Dorothée a déjà déroulé le fil de ses souvenirs, place aux autres figures qui ont envahi nos écrans, de « Citron Grenadine » à « Lollipop », sans oublier quelques légendes en peluche. Dinosaures orange, marionnettes insolentes et musiques entêtantes ont façonné nos après-midis bien plus qu’on ne veut l’admettre. Lire l'article La folle épopée du clip-vidéo ! Quand la télévision régnait en maître, voir son chanteur favori relevait de l’exploit. L'invention du clip a tout bouleversé, propulsant la musique sous les projecteurs et changeant à jamais la manière d'écouter... et de regarder. Lire l'article Sous les étoiles d’Hollywood, promenade sur le Walk of Fame Sous le soleil californien, certaines rues attirent plus de regards que bien des monuments. Du tout premier pavé à la plus récente célébrité, Zenior a arpenté ce boulevard légendaire, les yeux rivés au sol et l’imagination en éveil. Lire l'article Il était une fois la véritable saga de Walt Disney Avant de devenir l’empire aux grandes oreilles, il fut d’abord le rêve tenace d’un jeune dessinateur, un pari risqué sur une souris malicieuse, et une bataille contre la réalité. Voici une histoire vraie, pleine d’imagination — à raconter à vos enfants ou petits-enfants. Lire l'article Et si le plaisir continuait sur papier ? Retrouvez nos rencontres, reportages et découvertes dans chaque numéro de ZENIO. Dès 23,60 € par an Abonnez-vous Restons en contact Un peu de positif dans votre boîte mail. Recevez nos plus belles découvertes, nos rencontres et nos concours directement dans votre boîte mail. 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- Téléshopping | Zenio
11 septembre 2025 Téléshopping Clap de fin pour les réveils en peignoir devant des mixeurs miracles. En juillet dernier, TF1 a sonné le glas de sa vénérable émission de télé-achat. L’occasion de revenir sur les débuts, bancals, d’un concept qui a transformé nos matinées en achats compulsifs via le petit écran. © Studio Collet/TF1 Après 38 ans de démonstrations passionnées, de gadgets improbables et de casseroles résistantes à tout sauf à la mauvaise foi, « Téléshopping » s’apprête à plier boutique. Diffusé chaque matin depuis 1987, le programme culte raccrochera les cintres et les dégraisseurs magiques le 31 décembre 2025. La fin d’une époque où l’on pouvait acheter une râpe multifonction à 9h sur TF1, café en main et robe de chambre sur le dos. Mais avant d’envahir nos placards, le télé-achat a connu des débuts discrets, presque artisanaux. Dans les années 70, RTL-Télévision joue les pionnières avec « Ram Dam », première tentative du genre, animée par la speakerine Claudine Ollinger. Le principe ? Une présentatrice vante les mérites d’un produit à une téléspectatrice ciblée — le fameux profil « ménagère », alors chouchou des annonceurs. Une décennie plus tard, Pierre Bellemare, baroudeur de la télé française, revient d’un périple américain avec une idée bien huilée — vendre à la télé en mode spectacle. En 1987, il lance la version française sur TF1, puis décline le concept sur M6 et RTL tvi, épaulé par son fils Pierre Dhostel. La jeune chaîne belge enfonce le clou avec « Les vitrines de RTL », où Marion, complice de Stéphane Steeman, enchaîne les promotions avec entrain. Ce grain de folie s’est glissé dans nos salons, jusqu’à coloniser le moindre recoin de nos tiroirs. Une ambition contrariée © LTA À la fin des années 90, le marché est si juteux qu'une simple émission ne suffit plus. Il faut voir plus grand, plus fort, direction... Gosselies. En 1998, Pierre Bellemare (encore lui) débarque en Belgique et lance LTA, première chaîne entièrement dédiée au télé-achat. Il enrôle des visages familiers du petit écran : Bernard Perpète, ex-star de « Double Sept » sur la Une, Agathe Lecaron, que l’on ne présente plus, ou Claude Rappé de RTL. Mais deux ans plus tard, rideau — LTA dépose le bilan. Un échec retentissant qui refroidit l’enthousiasme des chaînes françaises. Contrairement aux États-Unis, la France n’a jamais bénéficié d’une fréquence TNT dédiée, comme le soulignait à l’époque Jérôme Dillard, alors directeur général de Téléshopping. La licence se faisait attendre. En attendant ce jour hypothétique, d’autres tentatives ont vu le jour, avec un succès variable. M6 Boutique, arrivée en 1998, tient bon jusqu’en 2020. Liberty TV, spécialisée dans les voyages et lancée en 2000, s’éteint en 2013. Quant à QVC France, filiale d’un géant américain, elle jette l’éponge en 2019 malgré des moyens conséquents. Derniers matins magiques sur TF1 Depuis l’arrivée d’Internet, chacun peut acheter ce qu’il veut, quand il veut, en pyjama ou en pleine réunion Zoom. « Tous les produits sont devenus accessibles, et à moindre coût », observe Justine, fidèle téléspectatrice montoise. Pour survivre à cette concurrence tous azimuts, la télévision a misé sur autre chose que les prix cassés — une expérience, un service, une relation de confiance. Cela passe par des produits exclusifs, mais surtout par le lien affectif avec les animateurs, devenus des visages familiers du petit matin. En 2019, l’émission animée par Marie-Ange Nardi et Alexandre Devoise enregistrait plus de 600 000 commandes — plus de la moitié via le site, 45 % par téléphone, et 5 % par courrier papier. Près d’un million de colis ont été expédiés cette année-là, soit un toutes les 20 secondes. Mais voilà, le monde a changé. Le chariot de supermarché s’est mué en panier virtuel, le « Appelez maintenant » a laissé place au « Ajouter au panier », et l’émotion du colis mystère s’est transformée en suivi de livraison millimétré. Aujourd’hui, le télé-achat à la télévision fait figure de dinosaure, dans un monde où l’on commande une paire de chaussettes, un drone et une fontaine à chocolat à 3 h du matin depuis ses toilettes. TF1, pragmatique, préfère tourner la page de cette émission devenue aussi culte qu’anachronique. Fini les démonstrations de balais serpillières qui lavent, sèchent, dansent et vous disent bonjour. Fini les sourires convaincus face à un épluche-légumes laser. La dernière diffusion, prévue pour le 31 décembre, risque d’émouvoir les lève-tôt, les amateurs de gadgets et les nostalgiques du combo « démonstration + sourire en coin ». Car « Téléshopping », ce n’était pas juste un programme. C’était un mode de vie. Une foi joyeuse en des objets qui allaient, peut-être, transformer notre quotidien. Alors, rangez vos télécommandes, sortez vos mouchoirs microfibres et savourez les dernières émissions… avant que le générique ne parte lui aussi en promotion de fin de série. Fabrice STAAL Article précédent Article suivant À lire aussi... Des télé-crochets à « The Voice » : l’art de chanter sous l’œil de la caméra Bien avant les fauteuils rouges et les votes par SMS, des anonymes se lançaient en direct, approximatifs ou audacieux, pendant que le petit écran découvrait qu’un micro pouvait tracer des destins. Lire l'article Petits écrans, grandes histoires : L’aventure des émissions enfantines Puisque Dorothée a déjà déroulé le fil de ses souvenirs, place aux autres figures qui ont envahi nos écrans, de « Citron Grenadine » à « Lollipop », sans oublier quelques légendes en peluche. Dinosaures orange, marionnettes insolentes et musiques entêtantes ont façonné nos après-midis bien plus qu’on ne veut l’admettre. Lire l'article Bienvenue chez Jack Daniel’s Il y a des lieux où l’on vient pour voir, sentir, écouter… mais surtout pas trinquer. Ce village improbable est pourtant le point de départ d’une histoire exportée dans le monde entier. Lire l'article La folle épopée du clip-vidéo ! Quand la télévision régnait en maître, voir son chanteur favori relevait de l’exploit. L'invention du clip a tout bouleversé, propulsant la musique sous les projecteurs et changeant à jamais la manière d'écouter... et de regarder. Lire l'article Sous les étoiles d’Hollywood, promenade sur le Walk of Fame Sous le soleil californien, certaines rues attirent plus de regards que bien des monuments. Du tout premier pavé à la plus récente célébrité, Zenior a arpenté ce boulevard légendaire, les yeux rivés au sol et l’imagination en éveil. Lire l'article Et si le plaisir continuait sur papier ? Retrouvez nos rencontres, reportages et découvertes dans chaque numéro de ZENIO. Dès 23,60 € par an Abonnez-vous Restons en contact Un peu de positif dans votre boîte mail. Recevez nos plus belles découvertes, nos rencontres et nos concours directement dans votre boîte mail. Inscrivez-vous Restons en contact Un peu de positif dans votre boîte mail. Recevez nos plus belles découvertes, nos rencontres et nos concours directement dans votre boîte mail. Inscrivez-vous Et si le plaisir continuait sur papier ? Retrouvez nos rencontres, reportages et découvertes dans chaque numéro de ZENIO. Dès 23,60 € par an Abonnez-vous








