28 juillet 2025
Jean-Marie De Bol : « Ma première passion est mon métier »
Présent chaque matin sur Nostalgie, il installe une ambiance conviviale et ne se contente pas de lancer les titres. Entre deux tubes, l’animateur se confie avec naturel et une touche de malice.

© Nostalgie
Vous êtes la voix du « 10-13 ». Qu’est-ce qui différencie votre émission ?
À cette heure-là, la plupart des auditeurs sont au travail, donc le programme les accompagne en musique. Sur Nostalgie, on vient avant tout pour les chansons. Mon rôle est d’assurer le lien, d’amener du rythme et de la présence à l’antenne. Il y a des rendez-vous bien ancrés, comme le « Quiz Nostalgie » à 10h30, qui permet une petite pause ludique. Les jeux musicaux plaisent toujours. Certains auditeurs nous disent qu’ils font un break au bureau pour y participer, et cette interaction crée une vraie complicité.
Comment sont sélectionnées les chansons ?
La programmation musicale est assurée par des spécialistes. On retrouve les grands classiques des années 60 à aujourd’hui, mais aussi des nouveautés, notamment issues de la Fédération Wallonie-Bruxelles. L’idée est de garder une variété tout en respectant l’univers de la station, grâce à des outils performants qui évitent les répétitions et assurent un bon équilibre entre époques et styles.
Pouvez-vous nous parler de l'origine du personnage de NostaMan, que l’on retrouve de 9 à 10h ?
Sur Nostalgie, on ne cultive pas le star system. Le public vient pour la musique, pas pour l’animateur. Ca me convient très bien. Pendant la pandémie, on a eu envie de créer une figure un peu décalée pour renforcer le lien avec les auditeurs. Ça a tout de suite pris. NostaMan est devenu un personnage culte, un repère attachant pour beaucoup.
Une anecdote marquante autour de NostaMan ?
Au début, il allait à la rencontre du public, et rapidement, les gens me reconnaissaient. Je me promenais partout en Wallonie, passais à Bruxelles avec des cadeaux… Une fois, je me suis retrouvé devant le Palais Royal, et le service de sécurité m’a gentiment demandé de garder mes distances. Le Roi allait arriver. Même là, ils connaissaient déjà le personnage ! C’était un moment assez cocasse.
Comment cet alter ego participe-t-il à l’identité de la radio ?
Il est devenu un symbole de Nostalgie. Dans les couloirs, on m’appelle même « Monsieur NostaMan ». Parfois, j’ai l’impression que Jean-Marie s’efface un peu derrière lui ! Ce qui rend le tout vivant, ce sont les nombreux messages que je reçois, une centaine par jour. C’est un vrai travail d’équilibre, comme celui d’un programmateur, pour refléter au mieux l’univers de la radio tout en apportant des découvertes.
Votre été est bien chargé paraît-il…
Absolument, l’émission du « 9-10 » se poursuit avec ses rendez-vous bien connus. J’aime vraiment aller à la rencontre du public, que ce soit à Middelkerke, lors des Nostalgie Family Day à Durbuy en août, ou encore à Plopsaland en septembre. Cette année, une belle nouveauté s’ajoute à l’agenda : les 31 juillet et 1er août, nous serons à Rochefort pour le « Nostalgie Tribute Festival ». Cet événement mettra à l’honneur les meilleurs groupes de reprises, avec deux jours de concerts autour des plus grands tubes de Jean-Jacques Goldman, ABBA, Michel Sardou… Toute la ville va vibrer au rythme de ces classiques.
Le 14 août, direction Liège pour le Nostalgie Live !
Animer sur scène, c’est une toute autre énergie. A Liège, surtout pendant les fêtes d’Outremeuse, le public est incroyable. Cela fait plusieurs années que je présente cet événement et chaque édition est un moment fort. Cette année, on accueillera des figures emblématiques des années 80 : Jean-Pierre Mader (Macumba), Cookie Dingler, William de Début de Soirée, ou encore Patrick Hernandez avec son inoubliable Born to Be Alive. L’ambiance s’annonce mémorable.
Vos débuts dans la radio, ça remonte à quand ?
J’avais 14 ou 15 ans, en troisième secondaire. Il y avait une antenne locale de Radio Contact près de chez moi, du côté de Waterloo. Après l’école, je traînais souvent dans le studio. J’étais fasciné. J’avais mes cassettes, j’enregistrais tout, je faisais mes propres essais… même si ma voix de l’époque n’avait rien à voir avec celle d’aujourd’hui ! Puis j’ai commencé sur une petite radio locale à Braine-l’Alleud. Avec des amis, on animait une émission le vendredi soir. C’était très libre. Il y a des voix qui m’ont marqué, comme Max Meynier ou Fabrice sur RTL. Ces grands noms m’ont donné envie de suivre cette voie.
Et quand vous n’êtes pas derrière un micro ?
Ma première passion, c’est clairement mon métier. Je suis à l’antenne de 9h à 13h, puis je travaille sur les web radios de Nostalgie en tant que programmateur musical. Quand j’ai du temps libre, j’aime me retrouver au calme et faire du jardinage, du bricolage, des balades en Wallonie… Ces moments me ressourcent.
Fabrice STAAL
À lire aussi...
Restons en contact
Un peu de positif dans votre boîte mail.
Recevez nos plus belles découvertes,
nos rencontres et nos concours
directement dans votre boîte mail.
Et si le plaisir continuait sur papier ?

Retrouvez nos rencontres, reportages et découvertes dans chaque numéro de ZENIO.
Dès 23,60 € par an






