25 juin 2026
Helena : « Servir une cause donne sens à ce métier »
Révélée par la « Star Academy », notre compatriote a intégré la troupe des Enfoirés le 27 février sur TF1. Le spectacle, disponible en DVD, permet aux Restos du Cœur de financer dix-sept repas par vente. Rencontre en coulisses.

© Sony Music Entertainment
Que représente pour vous « Les Enfoirés » ?
C’était un divertissement que je partageais avec mes parents lorsque j’étais enfant. Aucun concert ne m’a échappé à la télévision. Rejoindre la troupe cette année représente une grande fierté. Être invitée à y participer constitue un honneur. Depuis deux ans, chaque proposition de soutien à une association ou d’intervention dans des hôpitaux auprès d’enfants malades reçoit une réponse immédiate. Servir une cause donne sens à ce métier. Chanter prend une dimension différente. J’aimerais pouvoir m’engager encore davantage.
Comment avez-vous été accueillie par les autres personnalités ?
J’ai été touchée par la bienveillance qui règne au sein de la troupe. À chaque nouveau visage croisé, un mot d’accueil, un sourire, une attention. L’atmosphère impressionne autant qu’elle rassure. Se retrouver entourée d’artistes aux carrières remarquables force le respect, surtout lorsque certains participent depuis de nombreuses années. Ce qui frappe, pourtant, ce n’est pas le parcours de chacun, mais la simplicité des échanges. Les discussions dépassent la scène, les expériences se partagent sans distance. J’écoute, j’apprends, je mesure la richesse de ces trajectoires. Derrière la notoriété, je découvre des personnes accessibles, d’une grande simplicité.
Les premiers concerts ont-ils été périlleux ?
Après la « Star Academy », le reste paraît léger (Rires). La formation est si intense et rapide que tout semble ensuite plus fluide. Claire Keim me lançait d’ailleurs : « Comment fais-tu pour rester si calme alors que tu viens d’arriver ? » L’exercice reste exigeant. Beaucoup de chansons à mémoriser, de placements à intégrer. Je me suis laissée porter par l’esprit de troupe. Avant d’entrer en scène, l’agitation est réelle. En coulisses, pourtant, tout demeure parfaitement orchestré. Au fil des représentations, les chor égraphies s’impriment dans le corps et l’esprit. La mécanique s’installe.
Qu’est-ce qui vous a le plus impressionnée ?
Je ne m’attendais pas à un spectacle de cinq heures, ni à une telle succession de décors. La rapidité des techniciens force le respect. En quelques instants, l’univers bascule. Les interludes offrent de beaux moments. La salle vibre d’un bout à l’autre. Voir Gaëtan Roussel interpréter « Je t’emmène au vent » aux côtés de la violoniste Esther Abrami reste un souvenir fort. Une parenthèse réservée aux spectateurs présents, un privilège mérité.
En coulisses, de quels artistes étiez-vous la plus proche ?
Joseph Kamel a été un repère dès mon arrivée. Nous nous connaissions déjà. Jain, Mentissa, Styleto, Amel Bent partagent cette même simplicité, avec une énergie communicative. Amel possède un sens de l’humour redoutable. J’ai également accompagné Zazie dans un centre de distribution. Il me semblait essentiel de voir le terrain, de comprendre la portée de notre engagement. Les anciens racontent leurs actions menées tout au long de l’année. Ces échanges donnent une autre dimension à la scène.
Quels ont été vos tableaux favoris ?
Celui de « Diego, libre dans sa tête » m’a bouleversée. Ma mère est une grande admiratrice de Florent Pagny. Son retour sur ce titre a suscité une ovation intense. L’émotion traversait la salle. Son absence avait laissé une empreinte. La chanson finale demeure un moment à part. Les bénévoles nous rejoignent sur scène. Leur joie est palpable. Ils nous remercient sans cesse. La réponse s’impose naturellement : la reconnaissance leur revient. Notre présence s’inscrit dans le temps d’un spectacle. Leur engagement, lui, se vit au quotidien.
Votre chanson « Mauvais Garçon » a même eu droit à son propre tableau…
La surprise a été réelle, le titre n’ayant que deux ans. Sur cette scène, le répertoire privilégie souvent des morceaux déjà installés. Le voir figurer au programme prend une résonance particulière. Je fais partie des figurants dans ce tableau. Une expérience inattendue, abordée avec légèreté.
Rino GALLO
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